Lettre du 20 sept
3. La fête de saint Michel avait été une des fêtes d'obligation dans le diocèse, comme en France: “ La fête séculaire et nationale, qui n'arquait, dans la vieille France, une des principales étapes de l'année.” (Lettre de François Veuillot, dans l’Action catholique du 18 nov. 1916).
lence de parler dans la maison de Dieu et de dire que c'était trop longtemps prêcher pour les Anglais, lorsque le P. Lefranc leur enseignait l’obéissance due aux puissances temporelles. Il n’a pas seulement manqué en cela à son Roi, à son serment, et à la subordination, mais encore au respect dû au temple du Seigneur, où nul laïque ne doit parler, au respect dû à la parole de Dieu, et aux ministres qui l’annoncent. Il a en outre manifesté un esprit de schisme et d’hérésie contre l’ordre ecclésiastique et le divin ministère que Notre-Seigneur a établi. Il faut que vos peuples soient bien peu intelligents, s’ils ne comprennent pas qu’ils sont dans le cas de l’apostasie et de l’hérésie.
« Je vous ordonne, Monsieur, de me marquer au plus tôt quel est l'habitant qui a parlé avec tant d’impertinence, d'impiété et d’irréligion, afin que nous prenions le parti qu’il conviendra à la gloire de Dieu et de notre sainte religion, dont nous sommes résolu de soutenir les droits, au risque même de notre vie, qu’il nous serait bien glorieux de sacrifier dans pareille occasion. La matière dont il s’agit est toute morale. Les peuples doivent demander notre sentiment ; et ils se glorifient même d’y être opposés, et nous regardent, nous, comme des personnes vendues à liniquité. N'est-ce pas renoncer à l’Église et au Baptème qu’ils ont reçu de nous, et aux sacrements qu’ils nous demandent ?...
« Au reste, si vous ne pouvez pas le découvrir, nous sommes résolu de jeter l’interdit sur vos paroisses et sur les voisines jusqu’à ce que cette affaire soit finie. Vous lirez notre lettre au prône dans les deux paroisses que vous desservez 4, et je vous prie d’en envoyer copie à Saiut- Charles et à Saint-Vallier, afin qu’elle y soit aussi lue.
—Depuis 1744, la solennité en était renvoyée “au premier dimanche après le 23 septembre ”.