Archiv. de l’Ev. de Q., lettre du 20 sept
ME Briand le 20 septembre. Dans ses lettres subséquentes il se montrait un peu plus rassuré:
« Il vient, disait-il, de se faire dans l'esprit des habitants une révolution subite, qui comble de joie Son Excellence. De plusieurs paroisses on vient se présenter à lenvi pour repousser les Rebelles. On peut espérer que cette ferveur, ne fût-elle que passagère, aura un heureux effet. »
L’arrestation de Walker et autres «politiqueurs 7 » anglais de Montréal, que Carleton s'était décidé à mettre en prison comme traîtres, avait donné satisfaction aux honnêtes Canadiens désireux de faire leur devoir.
« Espérons, écrivait M. Montgolfer, qu’on finira par dissiper entièrement les Rebelles £. »
On sait la glorieuse affaire de la Longue-Pointe, « près de la ferme Christie *,» où les citoyens de Montréal repoussèrent et mirent en fuite un parti considérable de Bostonnais qui s'étaient avancés jusque-là dans le dessein de s'emparer de la ville:
« Tout le monde, écrit la sœur de M. Baby à son frère, s’assembla au Champ-de-Mars; et tous, d’une voix unanime, demandèrent à sortir ; on le leur permit. Tu as vu la réussite. La main de Dieu y est visible, et la protection de la sainte Vierge.
« Les choses ont bien changé depuis cette affaire, ajoutet-elle, les habitants se rendent ici de presque toutes les paroisses. On commence aujourd’hui à traverser pour aller établir un camp à Longueil, afin d’y assembler assez de monde pour aller ensuite donner la chasse à nos Bostonnais et débarrasser nos messieurs de Saint-Jean !, »