Mgr de Saint-V'allier et l'Hôp.-Général, p
voix de leurs pasteurs, et plus soumis aux puissances que Dieu a établies pour les gouverner % ! »
Un de nos hommes publics les plus distingués parlant un jour de la délivrance de Québec en 1775, disait : «C’est la destinée de la province qui a été fixée, peut-être à jamais, sous les murs de Québec durant cette nuit du 30 au 31 décembre 1775. C'est l’avenir politique des Canadiens qui s’est dessiné aux yeux de l’histoire. La question était nettement posée: rester colons ou devenir frères des révoltés américains. Québec tombant au pouvoir de Montgomery, c’était la dernière colonie anglaise du continent américain qui échappait à la métropole. Québec sauvé, c'était le Canada échappant à la grande ligue d’Indépendance et restant sous le sceptre de Georges III 25
Carleton assistait-il au 7e Deum qui fut chanté le soir du 12 mai à la cathédrale pour la délivrance de Québec? Nous n'avons rien trouvé qui l'indique. On sait que ce bon gouverneur, tout protestant qu’il était, se montra toujours si bien disposé envers les Canadiens, que ses ennemis l’appelaient «ce diable de Catholique romain %.» Il m’assistait probablement que de cœur au 7e Deum de ME Briand; mais il avait donné des ordres pour que la cérémonie eût un cachet tout particulier de solennité militaire :
« Pendant le 7e Deum chanté à la cathédrale, écrit l’annaliste de l'Hôpital-Général, toute la milice catholique se tint sous les armes. ‘Trois coups de canon l’annoncèrent, et trois coups de fusil le terminèrent %, »