Archiv. de l'Ev. de Q, lettre du 26 août
«Je ne comptais pas, ajoute-t-il, comment un homme d'esprit et de mœurs comme vous, avez pu donner la plus petite occasion de soupçonner votre fidélité à votre Souverain, et vous en rapporter à ces bruits d'habitants. Enfin, monsieur, ce n’est pas une petite affaire. J'avais, dès l’année dernière, degrandes plaintes. J'ai besoin, en outre, de prêtres. Si je perdais vos services, j'en gémirais, pour plusieurs raisons, et pour vous, et pour mon diocèse, et pour moi-même, car je vous aime toujours très tendrement 7,»
De son côté, M. Montgolfier écrivant à M# Briand au sujet des imprudences du curé de Longueuil vis-à-vis de LaCorne Saint-Luc :
« Quant à celui-ci, disait-il, il n’est pas possible de lui faire entendre raison, et lorsqu’on lui parle à ce sujet, il se met dans des furies étonnantes ; et si par hasard ils venaient à se rencontrer en face, je ne doute pas qu’il n’arrivât . quelque insulte 88,.,»
Mais voilà que Se Luc revient de son expédition au Fort Stanwix tout confus, tout humilié de sa déconfiture, de son abandon par les Sauvages: on l’accuse même, quoique injustement, d’avoir été la cause du désastre éprouvé par Saint-Léger %. Il n'y a rien comme l’humiliation pour adoucir un arrogant, quand il est susceptible de bons sentiments et de vertu #. Peu de temps après, M. Montgolfier avait le bonheur d'apprendre à M# Briand la parfaite ré conciliation de M. de LaCorne avec son curé #. Le pieux