‹ L'eglise du CanadaChapitre 8 sur 197 · bid., p · texte numérisé non relu

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patt du Congrès Général de l'Amérique Septentrionale tenu à Philadelphie » dans l'automne de 1774, pour les inviter à envoyer des délégués à une autre assemblée qui se tiendra dans la même ville au printemps de l’année suivante *. Rien de plus fallacieux que cette lettre: nous n’en donnerons qu’un exemple. On sait que les Américains et les Anglais du Canada en voulaient surtout à l’Acte de Québec, qui dispensait les Canadiens du serment du test, et leur assurait la liberté du culte catholique:

« Maïs qu’avez-vous besoin de cette assurance, leur disait le Congrès? La liberté de conscience pour votre religion, ne l’avez-vous pas de droit naturel? Dieu ne vous l’a-t-il pas donnée ? »

Eh bien, ce sont ces mêmes gens, si bien disposés en apparence à l'égard de la religion catholique, qui, dans une adresse au Roi, au Parlement et au Peupie de la Grande- Bretagne, taxaient cette même religion « d’impiété, de bigoterie, de persécution, de meurtre et de rébellion ! » ??

Quant à la liberté de conscience, on sait comment elle était pratiquée dans la Nouvelle-Angleterre,. ME Briand ayant voulu, les années précédentes, à la demande expresse du Saint-Siège, aller donner la Confirmation aux Catholiques des colonies anglaises, et s'étant informé des Jésuites de Philadelphie et de Baltimore s’il pouvait le faire en sûreté, en reçut l’avis qu’il ne le pourrait sans mettre en danger le'peu de tolérance qui leur était accordé pour l’exercice de leur ministère,

Quoi qu’il en soit, nos Canadiens, trop souvent « crédules quand il ne le faut point, » suivant l'expression d’un chroniqueur de l’époque, 4 s'étaient laissés endoctriner par les

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