‹ L'eglise du CanadaChapitre 83 sur 197 · Documents Constitutionnels, p · texte numérisé non relu

Documents Constitutionnels, p

cevez qu’il n’y a plus rien à faire, et qu’il faut prendre un autre biais ?#, »

On sait que le Séminaire de Paris se dessaisit en faveur de celui de Montréal de tous les biens qu’il possédait au Canada, et que le Séminaire de Montréal en conserva la jouissance et la propriété, pour le plus grand bien de notre Eglise.

Le dernier article des Instructions de Carleton touchant la question religieuse recommandait au gouverneur de bien faire observer les lois « contre le blasphème, les jurements, l’adultère, la fornication, la polygamie, l'inceste, la profanation du jour du Seigneur, les imprécations et l’ivrognerie...» Il se terminait par les lignes suivantes:

« Pour extirper le mal davantage, et encourager la pratique de la vertu et de la pureté des mœurs..., vous ne devez permettre à qui que ce soit dont la mauvaise réputation et la mauvaise conduite peuvent causer du scandale, d'occuper un poste de confiance ou d'en exercer une charge 4. »

Que de fois, en parcourant les documents des archives, n'avons nous pas remarqué la force et l'assurance énergique avec lesquelles ME£' Briand, dans certaines circonstances où la morale était en jeu et où l’autorité ecclésiastique était évidemment méconnue, ne craignait pas de frapper un grand coup et de prononcer des arrêts foudroyants qu’on n’oserait peut-être pas exécuter aujourd’hui! C’est ainsi, par exemple, qu’on le voit, en plusieurs rencontres, chasser du Banc d'œuvre des marguilliers indignes et scandaleux, qu’il a excommuniés, dont il a flétri la conduite, qui se sont obstinés dans le mal, les destituer de

23. Archiv. de l'Ev. de Q., Rég. III des lettres, p. 618, lettre de Mgr Briand à M. Montgolfer, 24 mars 1777.

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