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8. Par le départ de M. de Lotbinière, nommé à la cure de Sainte-Foy et à celle de l’Ancienne-Lorette.

0. Elles font aujourd'hui partie de la paroisse de Sainte-Jeanne de Neuville, Pont-Rouge.

Cette paroisse, lorsqu’y arriva M. Bailly, était dans un triste état de malaise et d’agitation. Ily avait là depuis longtemps des difficultés de toutes sortes, mais surtout des difficultés suscitées par les chantres et les enfants de chœur. Nous n'avons nullement intention d'entrer dans le détail de ces misères, qui n’ont aucun intérêt général, précisément parce qu’elles sont à peu près les mêmes partout où elles éclatent : et quelles sont les paroisses un peu anciennes qui n’ont pas eu leur petite révolution de chœur, de jubé de l’orgue, et de sacristie ?

M. Baïlly était bien l’homme de conciliation et de bons procédés qu’il fallait pour ramener l’ordre et la paix dans la paroisse. Souvent nous avons entendu faire son éloge par un de ses successeurs ! d’après le témoignage des anciens qui l'avaient bien connu et en parlaient toujours très avantageusement.

« La piété est utile à tout!1.» C’est le moyen qu’il employa dès le commencement pour assagir et renouveler sa paroisse. La Congrégation de la sainte Vierge, qui y était établie depuis près d’un siècle (1680), la dévotion à saint François de Sales, patron de la paroisse, la dévotion à sainte Anne, et bien d’autres encore : tout cela avait été un peu négligé ; mais tout cela reprit une nouvelle vie sous sa direction. A la dévotion à saint François de Sales, il ajouta la dévotion à sa fille spirituelle, sainte Jeanne- Françoise Frémyot de Chantal, et obtint de l’Evêque, pour sa paroisse, * la permission de célébrer sa fête, chaque année, comme une «fête de grande dévotion !.»

10. Louis-Edouard Parent (frère d’Etienne Parent), curé de la Pointe-aux-Trembles de 1846 à 1877: 31 ans. Son prédécesseur, M. de Courval, l'avait été de 1794 à 1846: 52 ans; et c’est lui qui avait succédé à M. Bailly. Quels magnifiques piliers de tradition!

pr. Tim. 1V,8.

12. La supplique des paroissiens était signée: J. Garneau, J.-Gingras, Louis Gingras, Thierri Delisle, Pierre Lafrance. (Reg. C., p. 305 vo).

13. L'abbé Benj. Demers, Quelques notes historiques sur la Pointeaux-Trembles, Québec, 1915, p. 12. Charmante brochure de 24 pages.

130 I/ÉGLISÉ DU CANADA

Il y a à la Pointe-aux-Trembles une chapelle dédiée à sainte Anne, où l’on avait coutume d'aller en procession dans l’octave de la fête de cette grandesainte, et d’y célébrer la messe, Il demande à M Briand la permission de reprendre cette coutume tombée en désuétude :

«C’est aussi dans cette chapelle, dit-il, que ME de Pontbriand avait permis de réciter l'office de la sainte Vierge et detenir les autres assemblées de la Congrégation. De plus, le 2 octobre, dans une des chapelles de l’église, dédiée au saint Ange-Gardien, on chante une grand’messe, après laquelle on donne la bénédiction du Saint-Sacrement ; et c’est pour honorer les saints Anges-Gardiens, parce que cette Côte s'appelait anciennement la Côte-Saint-Ange, et pour remercier Dieu de ce que lestravaux de la récolte ont été heureusement terminés.

«Ces différents usages, ajoute l'excellent curé, subsistent depuis 1720. Je crois bien qu’ils n’ont point été établis sans la permission de l'Ordinaire, que je pense perdue l’année du Siège, ainsi qu’une partie des registres “. J'espère que Votre Grandeur me mettra dans le cas de continuer avec autorisation ces pieux usages de cinquante et quelques années #.»

Répondant aux différentes demandes qne lui avait faites M. Bailly, Mf' Briand écrivit aux paroissiens de la Pointeaux-Trembles. Sa lettre est un admirable monument de piété, qui mérite, croyons nous, de trouver place dans cet ouvrage :

14. Les Anglais, en 1759, sous le commandement de Guy Carleton, notre futur gouverneur, avaient fait une descente à la Pointe-aux-Trembles, et il y avait eu une escarmouche entre eux et un certain nombre de Sauvages, qui leur tuèrent plusieurs hommes.

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