Archiv. de l’'Ev. de C. lettre du 9 oct
3. D'après les archives du Séminaire de Québec, et non en 1741 comme dit Tanguav. — Nous devons à Mgr Amédée Gosselin, l’'archiviste du Séminaire, cette rectification, et beaucoup d’autres, pour lesquelles nous le prions d’agréer notre reconnaissance.
caractère doux, humeur toujours égale { ; ayant des connaïissances sur tout, non seulement celles qu’on s'attend de trouver dans tout prêtre distingué, mais une foule d’autres, connaissances légales, par exemple : on sait qu’il fut un des quatre jurisconsultes5, qui, à la demande de Murray, après la Conquête, préparèrent ce recueil des Lois françaises qu’on a appelé l’Æ£x/rait des Messieurs, qui fut d’un grand secours à notre Gouverneur anglais dans les premières années du nouveau régime: ouvrage aujourd’hui très rare. Pressart était la lumière non seulement du Séminaire, mais de tout le Clergé canadien: on s’adressait à lui de toutes les parties du diocèse, et ses décisions étaient généralement acceptées comme finales 6,
Il y a quelque part, dans la correspondance de M5: Briand, une indication qui ferait croire que le Prélat, tout d’abord, avait eu quelque prévention contre lui; mais il était devenu, par la force des choses, son homme de confiance, son homme indispensable ; il l’accompagnait dans ses visites pastorales ; il était, depuis quelques années, son vicaire général?, à la satisfaction universelle. Malheureusement les hommes de ce mérite, précisément parce qu’ils se dépensent sans compter, s’usent vite. Frappé de paralysie pendant le siège de 1775, M. Pressart se fit transporter à l'Hôpital-Général aussitôt que furent ouvertes les portes de la ville. Il se remit bientôt du premier coup qui l'avait frappé, non pas entièrement, mais assez pour se rendre encore utile à l’œuvre du diocèse, comme vicaire général,