‹ L'eglise du CanadaChapitre 92 sur 197 · Les Ursulines de Québec, t. XII, p · texte numérisé non relu

Les Ursulines de Québec, t. XII, p

5. Cugnet, Juchereau, Pressart, et un autre dont le nom n'est pas donné.

6. Arch. de l'Ev. de ©, lettre de Mgr Briand à M. Porlier, 19 nov.

7. Ses lettres de grand vicaire sont du 18 oct. 1774. M. Pressart était alors “ professeur de Théologie au Séminaire de Québec”. (Rég. C.).

mettant à profit pour les autres ses grandes qualités de sagesse et de prudence, sans s’oublier lui-même. L'annaliste .de lHôpital-Général raconte à ce propos une scène des plus touchantes. Se sentant frappé une seconde fois par la maladie, d'une manière assez grave, sans perdre toutefois l’usage de ses facultés, M. Pressart se fait transporter à Péglise vers les trois heures du soir, et demande lesaint Viatique. Il le reçoit des mains de M. de Rigauville :

«Nous n'avions pas encore été témoins de pareilles cérémonies, dit-elle, et je vous assure qu’on ne peut rien voir de plus touchant. ‘Tous les spectateurs en furent dans un saisissement qui leur rendit le teint à peu près semblable à celui de ce vénérable ministre du Seigneur, dont la chevelure blanche, qui ne se distinguait presque pas d’avec la pâleur de son visage, inspirait un respect des plus grands, et un saint frémissement d’admiration pour cette fermeté d'âme avec laquelle il semblait recevoir, au pied du saint autel, l’arrêt prononcé contre lui par le souverain Juge$.»

M. Pressart vécut encore un mois, et mourut le 27 octobre 1777. Il n'avait que cinquante-quatre ans. Ils’était tellement attaché aux pauvres de l'Hôpital, qu’il aimait à la manière de M£' de Saint-Vallier, et qu’il ne cessait de combler de faveurs et d'encourager par ses doux entretiens, qu’il supplia les religieuses de lui accorder la sépulture dans leur cimetière: ce qui explique que ses restes mortels sont demeurés là, et ne sont pas au Séminaire, qu’il avait servi durant trente-six ans.

Le départ de M. Bailly, au printemps de la même année 1777, celui de M. Demeulle, dans l’été de 1778, tout regrettables qu’ils étaient, ne laissaient pas de vides aussi difficiles à remplir que celui de M. Pressart. On gardait au Séminaire M. Thomas-Laurent Bedard, qui avait été

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