‹ L'eglise du CanadaChapitre 96 sur 197 · Voir mon vol. précédent, p · texte numérisé non relu

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Lorsque M. Hubert y passa en 1778 et 1770, la mission de Détroit était desservie avec beaucoup de zèle par deux anciens missionnaires, le Père Louis-Antoine Potier, jésuite, - etle Père Simple Bocquet, récollet. Mais tous deux étaient très vieux. Gibault, qui les vit en 1775, écrivait que «le P. Bocquet était sur le bord de la fosse. » Mais Gibault n'était pas prophète : le bon Père récollet ne mourut qu’en 1787. Gibault était plus généreux pour le P. Potier, qui l'avait peut-être accueilli avec plus de faveur : et cependant le P. Potier mourut bien avant l’autre, en 1781, par suite d’une chute, qui lui fracassa le crâne: il avait la réputation d’un saint, Il venait de mourir, lorsque M. Hubert arriva à Détroit.

Potier et Bocquet ne demeuraient pas ensemble: ilavaient chacun leur résidence et leur église : le P. Jésuite résidait sur la côte sud de la rivière, à Sandwich, et desservait l’église de l’Assomption ; le P. Récollet, en dedans du Fort, desservait l’église Sainte-Anne. Du reste nous avons décrit la mission de Détroit dans un de nos volumes précédents !5 et n'avons pas à y revenir. Elle comptait en 1776 quinze cents colons de race blanche !7.

À part les deux églises que nous venons de mentionner, il y avait aussi, sur la ferme de Jacques Campeau, sur les bords de la rivière, une petite chapelle de dévotion, appelée la chapelle Rouge, où la messe ne se disait qu'à de rares intervalles. Le missionnaire Frichette, l’un des successeurs de M. Hubert à Détroit; y célébra en 1787. La famille Campeau, qui l’avait bâtie, formait à elle seule tout une tribu, à Détroit : nous y avons compté trente-trois familles de ce nom .

15. Silas Farmer, History of Detroit, p. 530. 16. L'Eglise du Canada sous Mgr de Pontbriand, p. 332.

17. Archiv. du Canada, Papiers d'Etat, Q. 12, lettre de Hamilton, lieut.-gouverneur de Détroit, à Darmouth, 29 août 1776.

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