Ibid., p
paraïsse toujours d’un homme qui n’a rien perdu de son ancienne vigueur. »
Puis il lui souhaite de rester toujours en bons termes avec l’autorité civile, comme il l’est avec Carleton:
« Tâchez de faire toujours bon ménage avec le Commandant et tous les Anglais, et jusqu'à l'autel ne leur cédez point en politesse et affabilité. Nous jouissons ici d’une paix profonde sous le gouvernement d’un des plus aimables hommes, et la religion s’y exerce avec pleine liberté et plus de ferveur en plusieurs que jamais. Nous n'avons d’autre affiction que la crainte de le perdre *?.… »
ME Briand était effrayé à la vue de l’immensité de son diocèse, s'étendant de la Nouvelle-Orléans à Détroit, et de Détroit à Halifax. On sait qu’il avait cherché tous les moyens de se débarrasser de la Nouvelle-Orléans :
« La difficulté de gouverner de si loin, écrivait-il un jour, d'y avoir des personnes de confiance, les troubles qu'y ont toujours excités les Capucins, leur mauvaise conduite, leur désobéissance, leur opiniâtre résistance depuis vingt trois aus à l’Ordinaire, toutes ces considérations m'ont si fort dégoûté et effrayé que j'ai une opposition extrême à me charger de cette partie...» Et il ajoutait l’année suivante : « Jamais l’on n’a pu venir à bout de ces bons Pères. C'est pourquoi je me suis déchargé de la Nouvelle-Orléans *.. »
Pour les missions Illinoises, au contraire, tout éloignées, également, qu’elles étaient, la présence d’un seul prêtre le rassurait, parce que c'était un homme de confiance:
« Oui, écrit-il un jour au P. Meurin, votre présence dans ces lieux me comble de consolation... Je serai tranquille pour ce coin de mon diocèse tant que vous vivrez.….. »