III. — lî
cours du représentant du peuple François-Primaudière. L'orateur traita son thème ordinaire : il parla contre le fanatisme et contre l'aristocratie. 11 essaya de faire voir la nécessité du gouvernement révolutionnaire, c'est-à-dire du despotisme le plus absolu personnifié dans le comité de salut public et Robespierre (I). Enfin, le 6 messidor (24 juin), eut lieu la fête de l'Étre-Supréme; le représen» tant François-Primaudière prononça un discours amalogue à la circonstance, et que l'on fit imprimer pour le i^pandre dans le public. A partir de cette fête, Téglise Notre-Dame ne porta plus le nom de temple de la Raison, mais celui de temple de TÊtre-Suprême. Peu après on y fit des travaux pour effacer les traces des orgies qui s'y étaient passées précédemment, et pour l'orner d'une manière convenable à sa nouvelle destination (27 fructidor — 43 septembre).
Le décret de la Convention avait fixé le 8 juin, qui cette année était le jour même de la Pentecôte, pour célébrer dans toutes les communes de la République la fête de l'Être- Suprême. Nous ne savons pas au juste pour quelle raison la ville de Mayenne retarda cette solennité jusqu'au 24 da même mois ; ce fut sans doute pour jouir de la présence du député François-Primaudière. Quoiqu'il en soit, cette fête eut lieu le 8 à Évron ; et nous allons rapporter le programme, qui ne sera pas sans intérêt; on y veiTa comment se célébraient les fêtes révolutionnaires dans les petites localités.
c Le i 9 prairial an II (7 juin 1794) de la République française, ime et indivisible.
a L'agent national près la commune a dit que, conCrar-
(1) Il fallait néaDinoiDs que ce singulier retour à la renaissanet officielle de l'exisleoce de Dieu fût regardé comme un commencement de délivrance du régime de la Terreur; car aussitôt plosieun personnes osèrent réclamer en faveur des quelques aristocrates détenus prisonniers à Chartres; et ces aristocrates étaient Lefeb^re de Champorain, Lefebvre de Cheverus^ de Hercé, de Cbappedelamey de Vaugeois, Urbain Lefebvre d'Ârgencé.
DURANT LA RÉVOLUTION. ^l^
mânentàlaloi du 18 floréal (7 mai 179i), la fête de ittre-Suprême devait être célébrée dans toute Tétendue de la fiëptiblique, demain 20 du courant ;
f Pourquoi il demandait que le corps municipal â'oceopât des préparations et cérémonies de cette auguste fête.
I La municipalité^ après avoir entendu l'agent national dans ses conclusions, considérant comme le premier de «s devoirs de remplir les vœux du décret sus- daté, et re- (XHinaissant T^istence de la divinité et Tinmiortalité de i'âme, arrête ce qui suit :
1 1. La fête de TÊtre-Suprême sera annoncée au lever deTâuiore par une salve d'artillerie.
f n. Les citoyens, les corps constitués, la garde nationale et la force armée stationnée à Ëvron, seront invités à cette célébration.
» UL fls se trouveront sur la terrasse des ci-devant bénédictins, à trois heures précises de l'après-midi. Le moment de la réimion sera annoncé par le tambour une Iteore auparavant.
« IV. La réunion formée, le cortège se rendra sur la I^ce de la Liberté, où le maire et l'agent national près la conunune prononceront chacun un discours analogue à la fête.
« V. Le cortège se, rendra ensuite sur la place de la Révolution. En y arrivant, une salve d'artillerie se fera entendre, et un administrateur du district sera invité à prononcer \m discours. La musique mêlera ses accords aux ^oii des citoyens et des citoyennes qui chanteront des iymnes en Thonneur de l'Éternel.
« VI. Gela fait, on se rendra au club pour y lire les lois et les nouvelles, et y faire les motions que les citoyens GToient nécessaires.
« VU. Le club fini, le peuple sera invité à retourner sor la place de la Révolution, pour s'amuser à des plaisks fraternels.
Œ Vill. Le corps municipal arrête de plus que le présent arrêté sera lu, publié et affiché au lieu ordinah*e. »
I î -rf T*» ^nLe Je reproduire ici le programme de la <i» iiu îir Xi*tcn^ à Laval le même jom* que dans le ;t A 3ircii: tique. L'inanité de ces i>ompes*menson- -r j: .Arr:c otticiel sont un cachet de l'époque.
HORREUH