‹ L'église du Mans durant la RévolutionChapitre 44 sur 104 · ANECDOTES PARTICULIÈRES · texte numérisé non relu

ANECDOTES PARTICULIÈRES

0 y eut sur les huit heures du matin un combat singulier à la l>b% de l'Éperon, entre deux hommes qui paroissoient 6tre chefs

' fwïeiraulre; les mis prétendent que le chef vendéen étoit Stofl^d'aulresque c'étoit Laruchejacjuelin, on ignore c[uel étoit Toffitier républicain : ce combat resta sans issue, parce que l'af-

1^ ihencc des vainquem^s et des vaincus les sépara.

^ignoie si les Vendéens avoient été instruits que trente mille ^"nmcs de l'ai-rnée du Nurd dévoient aniver au Mans le même jwrquc l'armée vendéenne, «lui imr lîi se fut trouvée entre deux ''^ el par consé((uent perdue i si LîU'ochojaquelin étoit instiiiit

I fciïlte marche, la cnnnoissanee qu'il eu avoit devoit fortifier son •^rde repasser la Loire, et c étoit une grande témérité à Talle-

I n»nl de vouloir marcher sur elle : niais cette armée fut divisée

*^le8 villes de Dreux, Évreux, Chartres et autres, par un re-

pÉsentant, d'après les ordres du comité du salut public et pour

"ûswis connues de feu Robes[)ierre.

ftu)iqu*îl put arriver, les Vendéens n'avant pas de places

fortes, ne pouvoient qu'errer et courir çà et là, sans cesse expo à la poursuite des armées républicaines ; ils ne pouvoient plai nulle part des hôpitaux pour leurs malades et blessés dont nombre accroissoit chaque jour, ils étoient on ne peut plus c gouvernés, les blessés étoient quelques fois trois a quatre jo sans être pansés, et même jusqu'à huit, n'ayant que trois chir giens qui aimoient mieux se battre, que de faire leur action, ■ d'ailleurs manquoient de remèdes, les hôpitaux des villes où passoient étoient leur ressource; quatre cents qui restèrent Mans lors de leur retraite, y furent massacrés.

Ils manquoient aussi d'ingénieurs et de bons canoniers, la p part des leurs étoient allemands, ils tiroient trop haut ; ils avoi de superbes canons. Plusieurs chefs se plaignoient d'avoir paz eux des traîtres, des sauve qui peu^ qu'ils appelloient le parti ja bin; il paroi t constant que des meneurs avoient semé de l'arg pour les désorganiser et les enivrer. Us y avoient bien réw pendant la nuit du 12 au 13 décembre des canoniers brisèi exprès dans la rue Dorée des caissons et chariots pour entra la retraite ; ils parvinrent par là à sacrifier im nombre infinfemmes et de traîneiu's; ces mêmes meneurs avoient manquer la prise de Granville, en insinuant aux payss que les chefs vouloient s'embarquer et les livrer à la ok des républicains; qu'en ne prenant pas la ville, ils les çoient de rester parmi eux. Ils employèrent avec succès la m * manœuvre à Angers.

La ville du Mans offroit dans le moment du combat et de Is traite un tableau bien déchirant dont on voudroit dérobe^ connoissance à la postérité, mais l'histoire veut la vérité et t< la vérité.

Dans le premier moment on ne connoissoit point de bon tout étoit dans le cahos, à mesure qu'on trouvoit le venJi matin des femmes, des enfants et des hommes, on les mei à Pontlieue pour les fusiller, et le samedi 14 on y enterra moris au nombre de 3 à 400, non compris les combattants v« queurs ou vaincus, lesquels furent tués sur cette avenue d^ commime, et qu'on ne pouvoit reconnoître ayant été dépoui sur-le-champ.

Il est à remarquer qu'au moment ou l'allarme devint gé raie, le jeudi sur le midi, dans l'armée vendéenne, ceux étoient du parti Tallemont croyant toujours qu'on alloit efPect lai^traite siu* la route de Paris s'y cniilèi*ent; bientôt instr

de leur erreur, et que l'armée prennoit la route de Laval, ils rétrogradèrent, ce qui fut cause de leur perte; car étant tombés entre les mains de Taiinée républicaine, ils furent tous ou la plus grande partie tués sur la place, ou livrés au tribunal mili* teire qui smvoit l'armée, jugés et exécutés sur-le-champ; ce spectacle cruel se passoit sous les yeux des citoyens qui crioient à iTwrreur!

Deux grandes routes se joignent au nord-ouest de la ville du Hans, l'une conduit en Bretagne par Laval, l'autre en Normandie par Alençon, pl^sieui's traîneurs, surtout ceux qui revenoient de la route de Paris et avoient échappés à la poursuite des répu- IslicaiDs, se trompèrent encore à ces deux routes et se lancèrent dans la route de Normandie au lieu de celle de Bretagne ; ceux-ci furent encore victimes de leur erreur, car instruits à quelque distance du Mans que le corps d'armée marchoit sur Laval, ils détoomèrent leur route sur la gauche, et tombèrent entre les mains de gens partis du Mans pour aller à leur poursuite sous les ordres d'un chef de la garde nationale (i) qui les fit fusiller et nussacrer de force autorité privée, avec une barbarie qui n'a pas d'exemple.

La Tille avoit couru le jeudi sur les dix heures du soir le plus grand danger, les généraux républicains outrés de la résistance des Vendéens, arrêtèrent de mettre le feu à la ville, et n'en différèrent l'exécution au lendemain, que parce que leurs obus Béloientpas arrivés; Westermann s'y opjx)soit, et d'ailleiu^ l'é- Wcuation des Vendéens le lendemain épargna cette cruelle cata- *t)phe.

L'état de misère dans la quelle se trouvoit l'armée vendéenne, lépandit dans la ville une telle infection, qu'il en résultat une rt>| ouladie épidémique qui moissonna beaucoup de monde et partiofeement de ceux qui avoient dépouillés les morts et s'étoient ^■Wlés de leurs vêlements, il en échappa très peu. Impartis diflércns qui courroient dans les mes tour à tour, 1/^ Moient les citoyens dans la plus grande perplexité pour ré- PWHlpe, ignorant s'ils avoient allaire à des répiiblicains ou à des '«ndéens, une pauvre domestique en fut la victime.

î^ avons dit plus haut (|ue l'armée vendéenne avoit comoeoeé à défiler le jeudi à quatre bernes du soir, elle arriva siu* KsbuitàLognessur la route de Laval et le lendemain matin

n'I (l) Lefaucbeux.

4S4 L'ÉGUSE DU MANS

sur les neuf heures à LaTal^ fort harassée, elle n'avoit plus cet

victorieui qu'elle affecta lors de son passage, après la bâtai

d'Entrames; Weslermann la poursuivit sans relâche, et on [u

dire que sa bravoure, sa constance et son intrépidité ont opér*

défaite des Vendéens ; si dans ce moment il se fut trouvé à La

quatre pièces de canon et un bataillon elle eut eu lieu sun

champ, la^'ant-garde vendéenne et une partie du corps d'ara

dut son salut à Larochejaquelin qui soutint seul la retraite qui

une des plus belles qu'on puisse faire : il étoit encore le vendir

matin sur la place de l'Éperon au Mans : il trouva moyen de f»

riser sa retraite par une batterie de 14 pièces de canon qu'il «

blit au bois de Pannetières qui tua sur la route beaucoup de

publicains, lesquels étoient à la poursuite des Vendéens; c^

qui ne ftu^nt pas atteints se replièrent sur la ville, d'où Wes 1

Qiann eut beaucoup de peine à les faire repartir, parce qi-

étoient excédés de fatigue et de besoin, ce qui donna une avsu

de S6 heures de marche à l'armée vendéenne sur la républicam

En sorte que le passage de la Loire fut effectué par mie partiiE

Tanuée, et ce ne fut que l'arrière-garde qui se battit avec \*fc

termann à Segré. Ceux qui restèrent des Vendéens ont fonn^

noyau de la chouannerie.

Excepté les blessés de l'hôpital, les Vendéens perdirent peubons soldats au Mans, mais une très grande quantité dans E déroute. La plus part de ceux qui ne purent suivre l'arméi:: quittèrent la grande route, furent massacrés, à la réserve d'« colonne d'environ 60 hommes qui se retira entre Vallon etLcP passa la Vaigre du côté d'Anières et rejoignit l'armée à Chàt^ Gontier.

Les habitants des campagnes n'eussent pas commis d'eux mècz l'horreur des massacres qui fiu-ent faits à la Quinte, à Degré Rouillon; nous avons dit plus haut qu'ils furent commandé::^ exécutes par ordre et en présence d'un habitant de cette commv. qui marcha à la tête de gens encouragés par l'espérance du % lage, de tels monstres doivent être en exécration à leurs cor:: toyens, ainsi que celui déjà cité avec horreur (1), et qui par nouveau trait de barbarie, ût tirer des maisons d'arrêt et condbJ au haut de la place des Jacobins, 23 à 24 femmes et enfants q^^ fit de sang froid deshabiller en sa présence et assomer à coup^ bâton et de sabre, quelques jours après le départ des Vendéens

(1) Pottier-Lamorandière.

Sur ces actes de barbarie nous (M)uvons répéter ces mots du chancelier de L'Hôpital.

Excidat iUa dies cbvo ; nec postera credant

Sœcula; nos certe taceamus et obruta muitd

Nocte tegi nostrœ sentiamus crimina gentis.

Que De puis-je effacer du Temple de mémoire Les forfaits, les horreurs de ce siècle pervers ! Les âges à venir ne pourront pas le croire ;

Je me tais et voudrois cacher à Tunivers

De mes Contemporains la Foiblesse et les Grimes, Reporter au néant j'usqu'au nom des victimes.

TRAITS DE BIENFAISANCE ET d'hUMANITÉ.

Après de tels récits, il est bon de reposer son âme sur des acte» <fe bienfaisance et d'humanité qui doivent être consacrés par la fwonnoissance envers ceux de nos concitoyens à qui ils sont dus.

De ce nombre est la retraite que plusieurs habitans de cette ^etde la campagne donnèrent à (juelques malheureux vieil- Jânls, femmes et enfants qui furent sauvés par ce moyen des massacres; le gouvernement n'a point vu avec déplaisir les soins qui furent portés à ces malheureux dont il ordonna la réclusion jusqu'à ce qu'on eut connu leur état, ils ont presque tous été renvoyés ^'^s leur pays.

Quelques femmes dans le nombre des quelles étoient des relipeuses ont été arrachées à l'avidité et à la barbarie par des soldats '^ublicains de l'armée de Westermann qui les sauvèrent et niiiv.nl en lieu de sûreté.

U maison des citoyens Bérard et Vetillard, maîtres de la blan- ^rie de toile, à Pontlieue, servit d'hôpital à plus de 200 indivi- "^républicains ou Vendéens successivement, qui furent blessés "*D8les environs; ils y furent traités avec tous les soins qu'on W. attendre de l'humanité bienfaisante. Les citoyens Bérard **^nt, à la louange de ces malheiu-eux, que tous supportèrent *'ec le plus grand courage leui"s pansements et leurs douleurs. ^ général tous les braves des deux armées étoient honnêtes et «umains; mais en revanche les traîneure étoient lâches, cruels ** pillards.

ADMimSTRATION PROVISOIRE APRÈS LA RETRAITE DES VENDÉENS.

Quand Tarmée vendéenne fut sortie de la ville, le vendredi "^n 13 décembre, le peu de citoyens qui a voient été comme

consignés dans leurs maisons^ sortirent, et se rencontrant dans les rues, sans trop se connoître particulièrement, s'embrassoient et se félicitoient de se retrouver; chacun ignoroit ce qui s'étoit passé dans le lieu des différents combats, hors ceux qui habitoient le quartier et les rues depuis la Mission jusqu'aux Halles, on alloit en voir les maisons qui étoient toutes criblées de boulets, biscayens, balles, etc. Le pignon de la maison du citoyen Le Prince, rue de Quatre-Roues, l'atteste encore. La plus pfiûl des autres maisons ayant été reconstruites en partie ou en entier ; dans plusieurs on a trouvé des boulets tombés dans les appartemens.

Les citoyens convinrent de se rendre à la municipalité pour former une sorte d'administration provisoire, jusqu'au retom* des autorités constituées, afin de faire déblayer les rues, enterrer les cadavres, enlever les ordures qui infectoient l'air et pourvoir à la subsistance des troupes républicaines qui affluoicnt en ville par les routes de La Flèche et de Tours, lesquelles avoient le plus grand besoin de repos et de vivres ; ces troupes étoient commandées par les généraux Westermann, Marceau, Mines et Sefer, toutes ces opérations étoient difficiles.

1® L'on ne pouvoit fournir de subsistance aux troupes, parceque la ville en étoit absolument dénuée par le séjour des Vendéens.

2* On ne pouvoit nettoyer et déblayer la ville faute de voiturej et de chevaux, les Vendéens les avoient tous emmenés.

Trois représentants du peuple, Barbot, Prieur (de la Marne) e Thiureau suivoient l'armée, ils parcoururent la ville à cheval e reconnurent la difficulté qu'éprouvoient les citoyens provisoire ment nommés : dans le premier moment fort contrariés par le obstacles qu'ils rencontroient à faire exécuter lem^ volontés, il donnèrent ordre [)ar écrit aux municipaux provisoires de fain arrêter à leur arrivée tous les administrateurs quelconques soi du dépeirtement, du district, ou de la municipalité, |K>ur avoi abandonné leur poste, et les livrer à un tribunal militaire qu'il établirent pour juger les Vendéens.

Les municipaux déclarèrent qu'ils n'exécuteroient pas de sem blables ordres, parce que si les administrations ne fussent pa sorties du Mans, les papiers, registres, caisses eussent été dilapi dés, volés et pillés. Les administratem's les suivoient pour être sûrs qu'ils seroient rétablis dans les biu^aux après la sortie des Vendéens.

Les représentants sentirent la justesse de ce raisonnement et

o'en laissèrent pas moins leurs ordres entre les mains des munidpiuix; ils ne furent pas exécutés^ mais ceux-ci envoyèrent dans les campagnes chercher des voitures^ bœufs et chevaux^ firent aenser en divers endroits de grandes fosses, les cadavres furent enterrés en deux jours ; on retira ceux qui ayant été jettes dans la rivière en avoient corrompu l'eau, et la ville fut netoyée au grand étonnement des administrateurs qui à leur retour ne purent s'empêcher d'en témoigner Iciu* surprise, lors de la reddition du compte qui leur fut faite par les municipaux provisoirs.

On fournit aussi des chevaux aux courriers qui arrivoicnt, dont la marche ne fut retardée que d'un seul jour.

Les municipaux ne manquèrent pas dans leur rapport aux admini^strations, d'exprimer la reconnoissance qui étoit due aux citoyens Chardon, marchand de volaille, et l'Héritier, confiseur, qui ^11 l'absence de l'étapier se réunirent pour donner 15 s. en forme d'étape à chaque soldat qui arrivoit, afin qu'il put se procurer à la campagne ce qui seroit nécessaire à sa subsistance ; sans cela la ville eut été livrée aux hoiTCurs du pillage qui commençoit déjà à s'efiectuer dans diflércntes maisons, entre autres ceJlesdes citoyens Cureau, abbé Pérou, ci-devant chanoine, Du- W et I^ Prince-Clairsigny, négociant.

snrrE de la déroute et ce que devint en définitif

l'armée vendéenne.

Pendant ce temps-là les Vendéens toujours poursuivis et harcelés par Westermann désiroient repasser la Loire, et regagner leurs niarais, les paysans soupiroient après le Poitou oii ils vouloient se lï^tre; le gouvernement pour empêcher leur passage de la Loire, ^voit fait conduire tous les bateaux à Angers et Nantes, de façon qw'il ne leur restoit pour ressource que quelques bateaux qu'ils Cuvèrent sur les étangs, et qu'ils firent conduire sur des charrettes à Ancenis; mais cette ressource étoit bien foible pom* tant <*e monde; pom* y suppléer ils firent conslioiire des radeaux avec "^busses, des planches et tout ce qu'ils purent rencontrer; quelques uns passèrent dessus, mais la précipitation qu'on avait mise ^ ^^ construction de ces frôles machines étoit un garant de leiu* P^u de solidité et fut cause que plusieurs se noyèrent.

Westermann, qui pour prix de ses victoires n'a reçu que la S^Uotine, tandis (jue Rossignol, l'Echelle, Santerre, fameux par leurs déroutes, ont vu leur ignorance, leur immoralité et leur

crapule couronnées^ Westermann^ disons-nous^ qui vouloit avoir l'honneur de détruire la Vendée, la poursuivit avec une ardeur incroyable; Larochejaquelin, qui commandoit l'arrière-garde, convaincu du danger auquel il étoit exposé, engagea la cavalerie à le suivre à la nage, s'élança à l'eau et se croyant suivi gagna l'autre bord, il fut bien surpris de s'y trouver seul et revint sur ses pas rejoindre sa troupe immobile, que la violence du courant avait intimidé , il lui reprocha sa lâcheté; ses discours, sa double expérience, et plus que tout cela les hussards de Westermann qui paroissoient sur la hauteur en décidèrent un grand nombre à le suivre : phisieurs s'y noyèrent, et Larochejaquelin fut assez heureux pour traverser une troisième fois, et faire sa retraite en la Vendée, malgré les troupes républicaines stationnées à Saint- Florent qui voulurent en vain lui disputer le passage : pour terminer siu* son compte il fut tué quelque temps après dans une rencontre oii un acte d'humanité l'avoit engagé trop avant.

Les Vendéens restés du côté d'Ancenis fuirent précipitament devant les troupes républicaines qui les atteignirent et les battirent à Savenay; le reste se sauva dans les marais, se rallia peu à peu et trouva encore moyen de passer la Loire entre Nantes et Paimbœuf, du côté d'Endré et d'aller grossir l'armée de Charette.

On peut évaluer à dix mille en tout, le nombre de ceux qui repassèrent la Loire, mais c'étoit l'élite de l'armée, leur perte depuis leur premier passage peut être évaluée à 60,000 en tout, mais ils tuèrent aussi beaucoup de républicains ; ce qu'il y a de plus cruel et de plus affligeant, c'est que dans de pareilles guerres, de quelque côté que penchât la victoire, c'étoit toujours le sang françois qui couloit. Tel est le triste résultat des guerres civiles dont il est impossible de raconter toutes les hon'em's. Un voile impénétrable en couvre une partie dans ce moment, il sera réservé à nos neveux de le soulever.

Ce récit est le résultat des notes que la commission des arts a pu recueillir, elles portent le caractère de l'authenticité, étant attestées par des témoins oculaires et tous dignes de foi.

N« 2 ^'^ km SOI L'ixEiacE du iâikt mikistére dans les circohstances

PEÉSEMTES.

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