DU MANS
Les Vendéens crioient victoire, et s' étant éparpillés sai aucune précaution, ils furent étrangement surpris en ai Amagc, de trouver une colonne en bon ordre, comma Séfer; cette colonne voyant les Vendéens épars, marchi au pas de charge; ceux-ci ne présentant plus une mas: santé, ne purent résister, se replièrent dinicilcnient siu" nons trop éloignés; mais les paysans vendéens qu'ils ap par forme d'injure les pierrots, voyant la tête battre en prirent la fuite ; les braves ne se trouvant plus soutenus, qu'ils ne pourroient seuls résister au choc, et chacun ne
plus qu'à soi, ia déroute devint générale. En vain firent-ils enoore la tentative de tenir ferme au pont de Pontlicuc, les officiers mkhi beau commander, jurer, supplioi*, distribuer mt^me force onps de plat de sabre, tout fut inutile, le soldat ne voyoit que la M, et espéroit pouvoir prolonger sa vie de quelques jours.
Le pont et la batterie qui ctoit placée sur la levée n'aiiôta qu'un BttueDt les républicains; les chevau\ de frise ne servirent pas pbis qu'à la première attaque. Quand on est poursuivi vigoureu- XDent, on ne s'occupe que de se défendre, ou se sauver.
Les Vendéens s'erit'uirent au Mans siu* les quati'e heures du sir d là tinrent fenue, et se battirent avec acharnement jusqu'à nioiiit, ils par\'inrent deux fois à faire reculer les républicains et sonpiirèrent d'une batterie aux envii-onsdupuitsdeQuatre-Koues: ^ les conihattaus, épuisés sans doute récipro<]uement de fatim suspendirent comme de concert l'action jusqu'au jom*; tirant ttpendant de distance en distance <]uelques coups de canon pour ^nuDcer qu'ils étoient là. Enfin, les républicains aiTivèrent sur kisept heures du matin à la place des Halles, et affluants par Mes les rues adjacentes, achevèrent de chasser les Vendéens, to la cavalerie, Tavant-garde, et une très ^lande partie du corps ivïïéà avoient pris le i>arti dès la veille d'évacuei* la ville.