‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 3)Chapitre 114 sur 297 · S. Athan., ÂpoL, p. 69B; ad Soi., p · texte numérisé non relu

S. Athan., ÂpoL, p. 69B; ad Soi., p

lion. « Qu'est cela? disait-on de toutes parts; l'empereur est- il donc décidément hérétique? 1 »

Il fallait pourtant bien se procurer quelques auxiliaires, pour ne pas avoir l'air d'agir exclusivement par la force et sous l'inspiration d'un seul parti. Ce fut encore cette fois aux païens qu'on eut recours, et l'arliflce employé par l'envoyé de Constance, pour les enrôler à son service, sans avoir l'air de s'allier avec eux, fut singulier. Il fit venir les principaux d'entre eux, ceux qui étaient sénateurs et magistrats de la ville, et leur déclara, d'un air d'autorité, que l'empereur se proposait de fermer tous leurs temples et d'abattre leurs idoles ; mais que leur obéissance empressée, dans une circonstanceaussi grave que l'expulsion d'Athanase, pourrait leur faire trouver grâce. La menace n'était pas sans vraisemblance, car on savait que Constance, par un double jeu qu'ont mis en pratique plus d'une fois les oppresseurs de l'Église qui tiennent à paraître ses protecteurs, annonçait l'intention d'imposer la foi chrétienne à tous ses sujets. Peu de temps auparavant, sous les yeux d'Athanase, un ordre impérial avait prohibé la solennité publique d'une grande fêle de l'ancien culte national1. Les païens, très-indifférents sur le fond de la ques-, tion soulevée par Arius, mais plus ennemis d'Athanase que de tout autre, ne pouvaient hésiter à se racheter à

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