‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 3)Chapitre 12 sur 297 · Soc, n, 10. — S. Athan., de Syn. , p · texte numérisé non relu

Soc, n, 10. — S. Athan., de Syn. , p

2. Si Ton adopte la correction proposée plus haut, il faut dire avec Tiliemont que ce qui est relaté dans la lettre de saint Athanase aux Orthodoxes, p. 948, relatÏTement à l'excommunication du prédécesseur de Georges comme arien, doit être entendu comme se rapportant à Piste. — Dans tout ce texte, les noms auront été effacés et suppléés par un copiste peu an courant de la suite des faits, qui aura mis Georges à la place de Grégoire et Grégoire au lieu de Piste.

stantiel, qui lui rappelait sa défaite, sa faiblesse, et l'énergie victorieuse de son ennemi. Ce fut probablement dans cette vue qu'il rédigea lui-même, ou fit rédiger par ses amis, jusqu'à trois professions de foi différentes1, calquées sur le symbole môme de Nicée, mais toujours à l'exception de ce mot capital qui était tantôt omis, tantôt remplacé par des équivalents affaiblis2. Aucune de ces formules ne satisfaisait complètement l'assemblée : elles paraissaient toutes, ou trop semblables & celle de Nicée, ou trop voisines de celle d'Arius3. C'était le commencement, ou, pour parler comme l'historien Socrate, l'entrée de ce labyrinthe de professions de foi dans les détours duquel devait s'égarer pendant toute la durée du siècle la croyance de l'Église d'Orient. Pour suppléer à ce qu'elles laissaient d'équivoque dans les esprits, on eut soin seulement de les accompagner d'analhèmes très -énergiques contre les Sabelliens, repétés avec une affectation si marquée, qu'il était évident que, sous ce nom, on voulait désigner trèsclairement les défenseurs trop ardents de l'identité substantielle des personnes divines. Dans l'un de ces canons même, le nom de Marcel d'Ancyre était prononcé4.

1. Soc, loc. cit. — S. Athan., de Syn., p. 892. — Soz., m, 5.

2. Comme ceux-ci : Image de la divinité, de la substance, de la ( puissance du père. — Soc, ibid.

3. Soz., loc. cit., et saint Hilaire, de Synodis, p. 1154. — Ces deux auteurs croient pouvoir approuver, dans une certaine mesure, la seconde de ces professions Je foi.

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