‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 3)Chapitre 127 sur 297 · Ainni. Marc, xyi · texte numérisé non relu

Ainni. Marc, xyi

On lui persuada, ou il s'imagina lui-même que, quand l'empereur s'était déclaré ennemi des dieux, ceux qui les consultaient encore avaient nécessairement juré la perle de leur souverain. 11 crut qu'on ne pouvait demander aux démons que la mort du prince chrétien et du plus grand des serviteurs de Dieu. Dès lors, interroger les augures ne fut plus seulement offenser Dieu, ce fut offenser l'empereur : ce ne fut plus un acte d'idolâtrie, ce fut un crime de lèse-majesté, mol bien autrement terrible qui éveillait la cendre des Domitien et des Néron. II n'y eut plus de jour où quelque grand de la cour ne fût mis en jugement pour une accusation de ce genre 1 , et l'apre inquiétude de Constance s'aigrissant sans mesure se révéla enfin dans la loi suivante, adressée principalement^ à sa cour, à ses amis. Peut-être aussi était-elle destinée à êlre entendue au delà des Alpes par le jeune César, dont le nom, comme on le verra, s'illustrait tous les jours aux armées, mais qui continuait à porter dons toutes les affaires religieuses une modération suspecte.

« Bien que d'ordinaire, et sauf les exceptions prévues, le corps des hommes élevés aux honneurs ne doive point être soumis à la torture , et quoique les magiciens de toute sorte, quelque partie de la terre qu'ils habitent, doivent être tenus pour ennemis du genre humain; cependant, comme ceux qui font de tels métiers en notre cour offensent plus directement encore notre propre

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