Jul. Or. 8, p. 4G3-4G
tarder. C'était , cette fois , vers le nord de la Gaule qu'il marchait, et contre les Francs qu'il voulait déployer la même énergie avec laquelle il avait assuré, en dépit des efforts des Alamans, la sécurité des provinces orientales. Il avait en vue principalement une tribu franque, lesSaliens, qui, récemment poussés hors de Germanie par les Saxons , étaient venus occuper les tles qui ferment l'embouchure du Rhin, et se répandaient sur toute la partie méridionale de la Belgique1. A peine avait-il fait deux jours de marche, qu'il fut rencontré à Tongres par une députation de ce peuple qui venait, tout effrayée, demander la paix. Julien discuta leurs propositions, exigea quelques conditions de plus que celles qu'on lui offrait, et renvoya les députés chercher de nouveaux pouvoirs , en leur laissant croire qu'il les attendrait. Dès qu'ils furent partis, il fit passer la Meuse à sa cavalerie avec Sévère, et lui-même arriva sur leurs derrières avec la rapidité de l'éclair. La soumission des Saliens suivit immédiatement. Ils se rendirent avec leurs biens et leurs enfants 2. Julien leur assigna un territoire pour leur habitation , avec l'obligation de fournir un corps de milice pour la cavalerie romaine. Une autre tribu franque, les Chamaves, sentit aussi le poids de ses armes foudroyantes. Un barbare établi sur le territoire de Trêves et qui portait le nom de Charietton,