Amm. Marc, xr
2. Sccretiores alias offerendas clanculo misit, objurgatorias et inordaces : quarum seriem nec scrutari licuit, nec, si licuisset, profeire decebat in publicum. — Zonare met celte lettre injurieuse à une époque? postérieure, quand la rupture fut ouverte. Cet ordre serait plus vraisemblable, mais Ammien Marcellin est généralement bien mieix informé que Zonare, et il n'y a pas moyen de lui prêter une pareille méprise. Il faut donc croire que Julien ne comptait p is sur l'acceptation de ses offres par Constance.
la soumission presque entière de la Mésopotamie» l'avaient enfin arraché à la théologie*. Il s'était mis en marche contre les Perses avec ce qu'il avait pu ramasser de troupes et d'auxiliaires levés parmi les Goths, espérant être rejoint en route par les renforts de Gaule. Il était déjà à Césarée en Gappadoce, quand, au lieu des troupes qu'il attendait, on lui annonça l'arrivée des ambassadeurs de Julien, précédés par la redoutable non* velle de l'usurpation. Il les fit entrer, saisit leurs dépêches d'une main tremblante, les parcourut en pâtissant , et, fixant sur eux des regards furieux, leur ordonna de sortir de sa présence, sans vouloir ni faire aucune question, ni entendre aucune explication *.
Resté seul, sa perplexité fut affreuse. Julien sur ses derrières et Sapor devant lui, de quel côté se tourner ? Partager le trône avec un rival, ou céder une province aux Perses, c'étaient deux alternatives également odieuses. Dans cette cruelle indécision, le péril le plus pressant l'emporta. Il résolut de continuer sa marche contre les Perses, en essayant de gagner du temps avec son autre adversaire. Sans rendre de réponse aux députés, il dépêcha lui-même le questeur Léonas avec une lettre qui refusait péremptoirement, mais sans colère, tout assentiment à la promotion décrétée par les soldats. Il engageait Julien, dans l'intérêt de sa sûreté, à ne pas persévérer dans une entreprise dangereuse, à se con-