Amm. Marc., xz
t. Ibid., 9.
tenter du pouvoir régulier» déjà considérable» qu'il lui avait conféré ; et, pour bien attester qu'il se regardait toujours comme souverain des Gaules, il renouvela tous les fonctionnaires et donna des successeurs à Florentius et à Lupicinus. Puis il se remit en campagne, reçut sur sa route les hommages du petit roi d'Arménie, Arsace, avec qui il assura l'alliance de l'empire en lui donnant en mariage la veuve de l'empereur Constant, Olympias, fille du préfet Ablave. Il passa l'Euphrate à Samosate et ne s'arrêta qu'à Édesse, pour attendre l'ennemi et compléter ses armements1.
Léonas cependant faisait route en toute vitesse vers la Gaule. C'était un agent habile, le même qui avait présidé l'année précédente le concile de Séleucie, et qui s'était acquitté de celte mission à la satisfaction de l'empereur. Mais cette fois il avait affaire à plus forte partie, et sa commission était plus difficile. Il trouva Julien à Lulècc , n'ayant rien changé à son genre de vie et usant avec mesure, mais sans timidité, de ses nouveaux droits. Le prince le reçut très-poliment, mais différa de l'entendre jusqu'au lendemain. Dans la nuit, une grande assemblée de troupes et de peuple fut convoquée, et Julien, montant sur son trône, donna ordre qu'on fit lecture de la lettre de Constance. C'était un rouleau assez épais, ayant la forme des édits officiels. On le déplia et on commença de lire. Quand on en vint au passage où Constance , après en avoir appelé au