S. Athan., AqoL, p. 757. — S. Hil., Fragm., p. U90, 1Î
sentence s'il est coupable, demandant justice s'il est innocent. Voulez-vous donc le condamner sans l'entendre 1 ? »
Plusieurs jours se passèrent dans ce conflit. Les évèques orthodoxes s'épuisèrent en instances pour ébranler la résolution des Eusébiens. Osius, Atbanase lui-même, se rendirent personnellement auprès d'eux, et descendirent à de véritables supplications pour obtenir qu'ils ne fissent pas échouer par leurs exigences le dernier espoir de la pacification de l'Église. Osius alla jusqu'à leur offrir d'ouvrir devant lui, et à huis clos, une enquête particulière où ils pourraient lui soumeltre leurs griefs contre Athanase, leur promettant que tous les Occidentaux s'en remettraient à son arbitrage2. Athanase protestait de son coté que, si son honneur était justifié et son innocence établie, il n'insisterait pas pour reprendre possession de son diocèse, et finirait ses jours en Occident 3. A ces offres conciliantes, les Eusébiens répondirent par la proposition dérisoire d'envoyer une nouvelle députation en Égypte, pour recommencer une enquête sur la conduite d'Athanase. C'était avouer trèsévidemment qu'ils n'avaient d'autre but que de lasser la patience et d'annuler les délibérations du concile* Aussi ne fut-on point surpris d'apprendre, peu de jours
i. S. Alhau.. ïôid.,p. 761-763.
%. S. Atban.,ad Sol., p. 839. — Le fait résulte d'une lettre d'Osius à Constant.