‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 3)Chapitre 236 sur 297 · Jul., Ep. ti, p · texte numérisé non relu

Jul., Ep. ti, p

n'y mettait ordre, c'était fait du culte des Dieux Presse de la sorte par les instances de toute sa cour, et suivant l'impulsion de son propre dépit , Julien chercha une subtilité pour se délivrer d'un adversaire si incommode, sans retirer ouvertement les promesses solennelles qu'il avait faites. Quand on cherche en ce genre, on ne peut manquer de trouver. La lettre suivante , adressée aux Alexandrins, fut le résultat de ces méditations :

« Assurément un homme banni par plusieurs édits impériaux et plusieurs* actes de toute-puissance devait attendre, pour rentrer dans sa patrie, qu'au moins un commandement fût venu le rappeler; mais, dans ce cas même, il ne devait point, par un excès d'arrogance et de déraison, insulter aux lois, comme si elles n'existaient pas. Nous avons bien accordé aux Galiléens bannis par le bienheureux Constance le retour dans leur patrie, mais non dans leurs églises. Or, j'apprends qu'Athanase, cet homme très-audacieux, emporté par son insolence accoutumée, est venu reprendre ce que ces gens-là appellent le trône épiscopal, et que cet acte déplaît au peuple pieux d'Alexandrie. Nous lui ordonnons donc de quitter la ville du jour où il aura reçu ces lettres de notre main. Que s'il persiste à y demeurer, nous lui annonçons des peines plus grandes et plus sévères *. »

1. Théod., m, 0. — Rufio, i, 83. — Soc, m, 13. — S. Grtg. Naz. Or. zxi, 32.

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