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une défection dont il rougissait, s'était fait leur intercesseur auprès du prince. Julien ne se laissa point toucher même par cette intervention , et sa réponse ironique et arrogante trahit ses nouvelles dispositions : «J'ai toujours voulu du bien aux Galiléens, écrivait-il à Hécébole, et je n'ai jamais permis qu'on les traînât de force aux temples... Mais les Ariens, qui regorgent de richesses, ont attaqué les sectateurs de Valentin, et ont fait des choses qui ne conviennent pas dans une ville policée. Puis donc que leur admirable loi leur trace une route pour les conduire au royaume des cieux, je veux les aidçr à y marcher; et j'ai ordonné qu'on enlève tout l'argent de l'église pour le distribuer aux soldats, et que les propriétés soient réunies à notre domaine : afin que, réduits à une pauvreté salutaire, ils ne perdent pas la palme céleste qu'ils espèrent1. »
Derrière ces députés, enfin, venaient ceux des villes de Maiume et de Gaza, en Palestine. Ces deux cités, très-voijines l'une de l'autre (elles n'étaient séparées que par une lieue de chemin), étaient engagées de longue date dans une rivalité constante. Les différends religieux n'étaient qu'une des formes de cette inimitié locale. Maiume, autrefois simple faubourg de Gaza, ayant pris parti pour le christianisme sous Constantin, ce souverain, en récompense, lui avait donné les droits de cité complets, et l'avait baptisée du nom de Constantine. Il n'en avait pas fallu davantage pour