‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 3)Chapitre 248 sur 297 · Jul. Cœs., p · texte numérisé non relu

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guerrières. » Cette condition ne saurait être mieux remplie que par Constantin; et les combattants ainsi mis en présence, la joute commence. Chacun à son tour, dans un discours étudié, fait valoir ses exploits, César avec une froide éloquence, Alexandre avec plus de feu. Les succès laborieux de la guerre des Gaules sont opposés avec avantage aux triomphes faciles obtenus sur les descendants dégénérés de Cyrus; mais le fils de Philippe retrouve sa supériorité en rappelant qu'il a combattu l'ennemi de son pays, et non ses concitoyens. Auguste parle de lui-même avec modestie, Trajan avec emphase; Marc-Aurèle n'en veut point parler du tout, et son noble silence fait l'admiration générale. Le tour vient enfin à Constantin : c'était là que tendait tout le récit, et le neveu se livre ici à cœur joie à toute l'amertume de sa haine contre l'oncle \

«A ce moment, dit-il, on fit signe à Constantin que c'était à son tour de parler. Pour lui, au commencement, il attendait le combat avec confiance ; mais à mesure qu'il considérait les actions des autres, les siennes s'amoindrissaient à ses propres yeux. Car, à dire le vrai, il n'avait fait autre chose que de tuer deux tyrans, l'un lâche et sans usage de la guerre, l'autre accablé par le malheur et par la vieillesse : tous deux détestés des Dieux et des hommes. Ses combats contre les Barbares prêtaient à rire, car il leur avait en quelque sorte payé

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