‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 3)Chapitre 281 sur 297 · IV · texte numérisé non relu

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450 LE RETOUR DE l'àRMÉE.

étendues étreigncnt les flammes, domptent les bêtes, émoussent les glaives, ébranlent les bataillons, et vont

aujourd'hui, sache-le bien, terrasser ton impiété, quand bien même tu pourrais échapper quelques jours et jouer ta comédie avec tes démons? Voilà ceux qu'il te faut craindre , ô homme très-audacieux, et qui cours à ta perte 1 . »

Mais si ce mouvement entraîne, il est beau cependant de le voir tout à coup arrêté dans l'excès du triomphe par le frein de la charité chrétienne, « Écoutez pourtant ceci, dit en terminant Tardent orateur, car cela vaut la peine d'être entendu et suivi. N'usons point avec insolence du temps favorable. Ne nous montrons point durs pour ceux qui nous ont fait tort. Ne faisons point nous-mêmes les choses que nous avons blâmées. Jouissant d'avoir échappé au péril , détestons tout ce qui tendrait aux représailles. C'est une peine qui doit sembler suffisante aux hommes modérés, que de voir ceux qui les ont injuriés frappés de crainte et souffrant dans leur conscience les tourments dont ils sont dignes. Ce que Ton craint, on le souffre déjà par avance, et le méchant est pour lui-même le plus rude des bourreaux. Ne mesurons donc point la colère à 1 l'offense, et ne cherchons pas des châtiments qui lui soient proportionnés. Jlais puisque nous ne pouvons tout punir, pardonnons tout, et montrons-nous en cela meilleurs et plus grands que ceux qui nous ont offen-

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