Régula S. Pacomii. — Bolland., p
2. Regufa S. Pacomii, — Bibl. Palr.,loc. et/., p. 35. — La règle sur ce point est formelle : Qui rudis, dit-elle, in nionasterio fuerit ingressus, docebitur prins quae debeat observare, et cum doctus ad uni versa consenserit , dabunt ei viginti psalmos aut duas epistolas apostoli aut alterius scriptunepartem... Omnino nullns erit in nionasterio qui non discat litteras et de scripturis aliquid tentât.
TRANSFORMATION DU l'AGAMSUK. 105
frères l'activité de l'intelligence, en l'élevant vers les choses cTen haut. Le prévôt de chaque famille faisait l'instruction tous les jours; le dimanche c'était le supérieur du couvent qui s'acquittait de ce devoir.
Une règle si sévère ne lassa pourtant point le zèle des néophytes. On vit des femmes même s y soumettre. La sœur de Pacome donna l'exemple à tout son sexe. Un jour qu elle était venue à la porte du couvent pour voir son frère, le solitaire lui fit répondre que désormais il avait renoncé à sa famille pour plaire h Dieu, et qu'il lui conseillait de l'imiter. Elle accepta l'avis et fonda à peu de distance, dans le désert, un monastère de vierges astreintes au même régime1. Les enfants de*; deux sexes étaient admis dans ces pieux établissements, Pacome ne les repoussait pas : « Ces jeunes àmes , disait-il, peuvent èlre élevées à ne jamais perdre la présence de Dieu. Gardez-les en mémoire du Dieu qui les aima. j> Et il adoucissait pour eux la sévérité de ses lois2.
Qu'on se représente maintenant cette république de sept à huit mille hommes (ce nombre était atteint dès