‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 3)Chapitre 77 sur 297 · I. Jul., adAthen., p · texte numérisé non relu

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LA JEUNESSE DE WLIBtf. 243

royal eut amassé assez d'impopularité sur sa tête, pour rassurer le maître le plus ombrageux *.

Aussi Constance» pendant detix ans, avait-il fermé J'oreille aux réclamations et aux dénonciations quotidiennes des magistrats, qui se plaignaient très-hautement des embarras causés par la folle conduite du jeune césar. Ces conflits ne déplaisaient pas au jaloux empereur, qui les laissait durer et s'envenimer sans y mettre ordre. Une circonstance grave lui donna pourtant l'alarme. L'année 3 54 amena un grand renchérissement de vivres, qui causa des troubles dans toutes les grandes villes, à commencer par Rome, où ils furent même assez sérieux. Mais nulle part l'effet n'en fut si redoutable qu'à Antioche, dont la population entière entra dans une grande fermentation. Gallus, pour faire pièce aux magistrats, n'imagina rien de mieux que de leur donner Tordre d'abaisser par un édit le prix du grain. Les magistrats résistèrent, en représentant la vanité d'une telle mesure : il les jeta en prison, en (es menaçant de mort. Le comte d'Orient, Honoratus, intervint, et d'autorité les lit délivrer. Peu de jours après, le peuple sétant assemblé sous les fenêtres de Gallus pour le prier de porter remède à la famine, en faisant venir du blé du dehors, Gallus écouta en souriant la plainte, et répondit brusquement qu'il ne pouvait rien, et qu'on n'avait qu'à s'adresser au gouverneur de la province, Théo-

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