‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 3)Chapitre 81 sur 297 · Amm. Marc, xiv · texte numérisé non relu

Amm. Marc, xiv

2. Amm. Marc, ib. — Aurel. Vict., Epit. 42. — Zos., n, 55, raconte cette triste histoire avec des détails un peu différents. — Phitost.,111 , 27, 28. — Socr., n, 34. — Chron. Alex., p. 541. La date de la mort de Gallus est portée, dans cette chronologie, à l'année 333.

tète tranchée dans sa prison1. Un courrier parti de Flanone tout exprès, vint h grandes journées et en crevant les chevaux, annoncer à Constance qu'il n'avait plus de rival dans l'empire, avec autant d'apparat, dit Ammien Marcellin, que s'il eût apporté les dépouilles du roi des Perses vaincu. Ce fut alors un concert d'enthousiasme et d'admiration sur le bonheur de ce souverain favorisé du ciel, à qui un signe de têle suffisait pour faire et défaire des empereurs. Ses courtisans l'appelaient : Votre Éternité !, et à ce nom risible, qu'il ne craignait pas de répéter luimême, des ministres infidèles de Dieu ne rougissaient pas de joindre le nom presque aussi profane d'évôque des évêques.

Tout couvert du sang de ses proches, mais parvenu au comble des prospérités humaines, Constance vit enfin *j arriver le moment où il avait promis au pape Libère de s'occuper décidément, et pour en finir, des différends qui déchiraient l'Église. Son parti était, cette fois, bien pris de tout emporter de haute lutte, et de mettre le monde spirituel et matériel tout entier sous sa main. Le concile se réunit au début de Tannée 355 3, h Milan, où Constance était déjà arrivé depuis plusieurs mois ; et Ton remarqua que pour la première fois depuis soixante-

Page 1