‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 102 sur 321 · A mm. Marc., xv · texte numérisé non relu

A mm. Marc., xv

ami et allié fidèle de Constantin), homme de mœurs pures, qui jouissait de l*estime universelle, et dont la défection avant la bataille de Murse avait puissamment contribué à faire pencher la balance du côté de Constance, se vit ainsi accusé de révolte par un de ses employés qui avait produit contre lui des pièces fausses. Mandé à la cour pour répondre à ces dénonciations, Sylvain, qui était innocent, mais qui connaissait le calaclère ombrageux de Constance, se crut perdu, et eut même un instanl l*idée d*aller chercher un refuge chez les barbares, ses parents et les compatriotes de son père. Le désespoir lui fit prendre enfin précisément le parti qu^on lui avait faussement imputé ; il réunit ses troupes, et se fit proclamer Auguste. Cette nouvelle arriva à Milan, au moment même où, par la maladresse deTaccusateur, la fausseté de Timputalion venait d*étre démontrée. Sylvain, que Ton avait cru coupable pendant qu'il était innocent, se trouvait donc criminel au moinentméme où il était justifié. On fît partir contre lui en grande hâte le maître de la cavalerie, Urficin, qui, s inspirantdes habiludes perfides de Constance, demanda "ne entrevue au révolté sous prétexte de lui faire lui- "^ême sa soumission, le fit ainsi tomber dans un piège, puis le mil à mort sans jugement «.

ï^^^cbauffourée n'avait duré que vingt-huit jours; elle avait suffi pour frapper de terreur Timagi-

Amm. Marc., xv, 5. — Aurel. Vict., De Cœs., 42 ; Epist. 4î. — J^., ad Athen,, p. 503. — Zon., xiii, 9. — Eutr., x, la.

nalion de Coiislance. Elle avait mis aussi l)eaucoup d< désordre dans l*armée des Gaules, et les barbares ei profitaient. Zosime compte jusqu'à quarante villes pillées cette année par les Francs, les Allemands et lei Saxons. De ce nombre était la grande cité de Cologne En outre, des troubles graves agitaient la ville de Home où le départ de Libère avait laissé une grande fermeH' tation Il fallait prendre le parti d'agir partout énergî quemenl, et Constance ne se sentait pas ce courage. 1k guerre lasse, et passant d*une faiblesse à Tautre, de li jalousie à la paresse, il revint à l'idée de partager encon une fois Tempire. Seulement, pour ne pas se donner h ridicule de recommencer exactement ce qu'il avait dé truit la veille, il voulut faire le partage sur des base diiïérentes. Il avait donné TOrient et gardé TOccident cette fois le péril était en Gaule; c'était là qu*il enverrai son collègue, et il se chargerait lui-même de faire cessai en Asie le désordre rcligi^^ux qu'il y avait mis.

Le parti une fois pris, le choix était indiqué; cari n'y avait plus qu'un seul membre de la famille impé riale, et quant à choisir eu dehors d'elle, dans les rang) des citoyens, la fierté monarchique de Constance y ré pugnait invinciblement. Il hésita cependant quelque temps encore , ébranlé surtout par l'opposition de tou) ses conseillers, qui voyaient avec désespoir s'élever un( fortune nouvelle et une influence rivale. L'impératlio

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