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2. Nous plaçons ici avec Tillcmont le voyage de saint Antoine i Alexandrie, qui eut lieu à Ja veille d'un des exils du saint, jMiToe que saint Jérôme, qui eu parle {Ep. 33 ), dit que le fait se passa dans son enfance, et qu'il n'était pas né à l'époque d'aucune des autres persécutions. 0«îiut à la mort de saint Antoine, eUe est fixée par la Chronique de saint Jérôme à la dix-neuvième année du règne de Constance, c'est-à-dire en 356, et tous les martyrologes la placent an mois de janvier de cette année.
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pour voir Antoine. Des païens, des prêtres mémo des faux dieux J*atlendaient sur son passage, ou se glissaient dans ]*église pour Tapercevoir. On admirait sa verte vieillesse (il était plus que centenaire), que le temps semblait avoir respectée. Son teint était coloré, son regard vif, ses dents toutes intactes, bien qu'un peu usées sur les gencives par l'effet des années. Les mouvements de ses pieds et de ses mains étaient agiles, sa démarche ferme et légère Ou lui apportait de toutes parts des malades pour les guérir, ou des possédés pour les délivrer du malin esprit. On voulait toucher le bord de sa robe. « Prenez garde, disaient ceux qui Tenvironnaienty vous allez blesser Thomme de Dieu. — i-.aissez-les donc, reprenait doucement le saint, ils ne sont ni plus nombreux, ni plus bruyants que les déimons que j*ai laissés sur fa montagne ^. »
Dans son langage, c*était toujours la même simplicité suave et rustique. Un vieil aveugle, nommé Didyme, savant dans l'étude des Écritures, demanda à l'entendre, -îiatoine se rendit à sa retraite, fit la prière avec lui, l>uis lui demanda soudain s'il ne regrettait pas d'avoir Perdu la vue. « Hélas, dit l'aveugle après s'être fait un Peu presser, je confesse à ma honte que. j'en gémis 'niérieiirement. — Je m'étonne, reprit Antoine, qu'un homme judicieux comme vous paraissez être, regrette ^es yeux de la chair qui sont communs aux mouches,