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aux fourmis et aux plus méprisables animaux ; et qu'il ne lui sufliso pas de posséder celle lumière intérieure qui n'appartient qu'aux saints cl aux anges, et par laquelle nous voyons, non les choses qui passent, mais Dieu lui-même. Réjouissez- voiis d'avoir l'esprit plus éclairé que le corps, et de posséder ces yeux de l'âme que n'obscurcit point la paille du péché, plutôt que ces yeux cliarnels qui peuvent, par un seul regard impudique, nous précipiter dans les enfers. » — Un autre jour on le vil se diriger vers la maison d'un corroyeur inconnu d'Alexauilrie, et comme on cherchait le motif de cette visite inatlendue : « C'usl , dit-il, que j'ai été averti de Dieu que cet homme est plus avancé que moi dans la piété. — Que pensez-vous du salut, demandat-il au corroyeur? — Je crois, répondit l'ouvrier, que tous en sont dignes [lar leur vertu, excepté moi qui n'y arriverai point à cause de mes péchés. — Voyez, dit Antoine, il en a plus appris à son établi que moi dans ma solitude »
Après plusieurs jours passée dans des discours semblahies, au\i|ucls étaient jointes de très-vives allocutions contre l'hérésie arienne, Antoine sortit d'Alexandrie, reconduit a si'z loin hors de la ville par Athanase. Les adieux de ces deux amis furent pleins de joie cl de paix : puis ils retournèrent à leurs destinées différentes. Athanase rentrait dans Alexandrie, où la persé-