‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 136 sur 321 · s. Hil., liiT. rit · texte numérisé non relu

s. Hil., liiT. rit

t. 11 est difficile de savoir si ce fut une foriimle nouvelle qu'oo ré4i— gea à cette occasiou , ou simplement les anathèuies d'Aucyif qu'ocv renouvela. Voir, à ce sujet, iiotfî de Valois snr Soz., iv. 15. Il ne paiat^ pas certain que l'anathème contre le mot CornubuianM lui coiD|iik0 dans la rédaction ; mais la phrase de S. Hilaire sni- le renvoi de Libèr», citée plus haut, ne permet pas de douter que la formule signée pal" lui contînt un iM)int que ce docteur lui-même , malgré son esprit de conciliation, ne i>ouvait admettre. Cf. Hefele, CotêciUettgei^hichte» t. 1-, p. m.

LA t>ÊllSÉCUtlON ARlEXNE. 40Y

équilibre, à égale ^i^hce énlfe Aétiuâ et Alhanase* .

Mais sa satisraclion n^étail ëiu tond nullement paHàgêepar ses conseillers habitUôls, lés prélats politiques et coUflisàns , lës eunuqiies , les chambellanf^ , todt ce monde actif ët retnuaht qui he i[^on§idél*nlt la religion que comme un Instrument d'intrigue. Pour tous ceux-là, le pas rétrograde que venait de faife l'empérell t était nn légilirae sujet d'inquiétildd. La pétspectlve d'Un accommodement possiblô entre les orlhodoxèfe d'Occident et les Orientaux modérés, cet objet des V*ax de tous les dissidents honnêtes, ne leur souriait nullement : ii*y voyaient que le retour en gfâce d'advefsaires jifés,et, par suite, rébranletttehl de leur propre crédit. Leur crainte fut rédoublée lorsqu'ils apprirent quô l'empereur, de plus en plus séduit par sëâ succès Ihéo- '^Jgiques, rêvait la convocation d'un grand éoncile ùtti- VBtSel, où il se proposait probablement de faire réformer le symbole de Nicée dans le sens .du semi-arianlsmfe, ^ de l'imposer ensuite, solis cette forme mitigée, au nionde chrétien tout entier. Pour mieuk égaler la gloire dé son père, en même temps qu'il croyait corriger se* feules, c'était à Nicée môme que Constance se proposait de provoquer une nouvelle réunion de TÉglise. Avec la ferspicacité de l^lntérôt personnel , les prélats politiques devinèrent à l'instant que , dans tine telle assemblée, lA walorllé serait nécessairement^forniée par les plds md«

Soz., IV, 13. — Philost., IV, 8. — th«ôa., ii, l5.

dérés de toutes les opinions : on verrait, on s'expliquerait,bien desméflances tomberaient, bien des calomnies seraient réfutées, les orthodoxes sauraient exploiter à leur profit les alarmes causées aux semi-ariens par les exagérations d*Aétius; et de ce rapprochement d*idées analogues et de sentiments communs la paix pouvait sortir. Or, le trouble est Télément de l'intrigue, et la paix lui répugne par instinct.

Ce qui justifiait leurs inquiétudes , c'était l'apparition simultanée d'un éloquent manifeste de conciliation, fait par l'un des plus illustres proscrits de la foi catholique, l'évêque de Poitiers, Hilaire. Hilairc, banni des Gaules, avait été transféré en Asie, et, à peine arrivé, avec le coup d'œil d'un homme habitué aux affaires, il avait promptement sondé la division intérieure qui travaillait l'hérésie, et compris le parti qu'on en pouvait tirer pour ramener ceux qui n'étaient victimes que d'une erreur passagère. Suivant une ligne de conduite un peu différente de celle de ses compagnons d'infortune, il s'abstint soigneusement de toute parole vive contre ses adversaires, rechercha leur conversation, les aborda en tout lieu avec le salut de paix ; et, sans s'unir avec eux par la communion des saints mystères, ne fit point difficulté cependant d'entrer dans leurs églises et de se joindre à leurs prières \ Il acquit par là leur bienveillance et , en même temps , la connais-

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