s. Épiph., Hœr., lxxvi
2. Soc, II, 41. — Théod., n, 27. Pbilost., iv, 12. — On peut Toii dans Théodore! combien les arguments du semi-arien Sylvain, évèqiM de ïougres, se rapproclient de la consubstmtialilé pore. Philostorgi donne l'avantage à Aétins dans le débat; mais il est évident,par le tiaitement que lui réservait Constance, qu'il l'avait grandement scandaliié.
apparaître un moyen de tout terminer et de mettre cl*»ccord les passions opposées des deux parties de son empire. La formule que TOccident avait acceptée, il fallait la faire contre-signer par TOrient. Ordre fut donc envoyé aussitôt à tous les évêques de souscrire, sans plus de débat, le même formulaire qui avait reçu la signature des évôques de Rimini, et avertissement donné aux divers partis, que celui qui ferait difficulté de se conformer h cet ordre , éprouverait les eflels du courroux impérial *.
De vains efforts furent tentés pendant les derniers jours de Tannée 359 pour arrêter le cours de cette résolution.
députés de Séleucie s'adressèrent, avec supplications et. avec larmes, à l'équité de l'empereur et essayèrent de réveillerson ancienne bienveillance. Hilaire, voyant avec désespoir détruire tout l'échafaudage de ses généreuses ^mbinaisons , demanda en vain par trois fois à être entendu, dans des lettres pleines de noblesse, dont une encore entre nos mains. Constance ne voulut rien écouler, et, dès le premier mois de Tannée suivante, sa ^^•onté était exécutée. La formule de Rimini avait été ^^Snée par la presque totalité des prélats présents à ^^lislantinople, et ceux qui résistaient étaient châtiés. ^ étaient, du côté des semi-ariens, Basile d'Ancyre, '^'euze de Cyzique, Eustathe de Sébaste, et Tévôque "^^Qie de Gonstantinople, Macédonius. Us furent tous
Soi., IV, «s. — s. HiL, Fragm., p. 1350, lasi.
déposés et proscrits. A Tautre extrémité, c'était Aéiius lui-même et son disciple Eunome, trop compromis pour se rallier à aucun moyen terme. D'ailleurs, la fraction victorieuse des prélats courtisans, après s'être servie de ces deux philosophes de bas étage pour le succès de ses intrigues, ne faisait nulle difficulté de les sacrifier aux préventions du public chrétien et de l'empereur. Aétius ^ fut abandonné de tout le monde, même de son aroi^ Eudoxe d'Antioche , qui acheta à ce prix la successionr^ de MacéJoniuir au siège de Constantinople. L'ambition parvenue à son but, rejetait avec dédain le marchepied qui l'avait aidée à l'atteindre*. Enfin Constance compléta l'ensemble de ces mesures par une nouvelle dispositif établissant l'immunité des terres ecclésiastiques, et où mentionnait spécialement qu'il agissait sur la deman< du concile de Rimini. La loi en elle-même était ju! et modérée, mais portée dans de telles circonstances, adressée au préfet même qui avait négocié la signati des prélats , elle paraissait le prix payé par la politii victorieuse à la religion subornée ^.
C'était, en efiet, la politique, et la politique seule
1, Sulp. Sév., II, 42. — s. Hil., 0pp., p. 1226 et suiv. — foc, cit. — Soc, II, 41, 42. — Philost., iv, 12. — Théod., ii, Î6, 2' On voit par ces divers auteurs que, prjur faire prononcer la déposk des prélats semi-ariens et la condamnation d' Aétius, Constance une sorte de concile à Constantinople, probablement composé des ques présents et de ceux des provinces voisines. Il paraîtrait» d'à- Philost., VII. 6, que quelques prélats ne voulurent pas consentir œndamnatiou d'Anlius.