CHAPITRE V JULIEN EN GAULE
Tandis que les discussions religieuses, réveillant <îhe2 les peuples un esprit de résistance depuis longte^iips inconnu 9 livraient la réputation de l'enipereur et dignité impériale aux débats d'une publicité bruyante, nom du césar qui régnait en Gaule n*élait pas Prononcé dans ces querelles. Non cependant que , ^^puis quatre ans qu'il gouvernait, il eût usé du pouvoir en souverain fainéant, et fût demeuré dans l'obscurité et dans Finaclion : chaque jour, au contraire, '1 avait fait un pas dans la voie de la renommée, ^^is, concentrant avec soin toute son activité dans les ^rnes de sa province, fuyant tout contact avec le pouvoir d'un parent qu'il redoutait en le méprisant, et l'autorité d'une Église qu'il détestait intérieurement, il avait transformé la Gaule en un royaume isolé *onl Thisloire , pendant ces quatre années , se détache entièrement des annales du reste du monde.
n'était, au reste, plus conforme aux tendances
iiaturQlles des peuples qu'il avait à gouverner. La Gau' après avoir d'abord Irès-vaillammenl défendu, maisc sujte très-promptement abdiqué ses mœurs, sa lang et ses dieux , ne conservait de son ancien esprit dépendance que le goût très-prononcé d'exister p< son compte et d'être régie chez elle par un souver qu'elle pùt connaître et voir à l'œuvre. Nulle [ peut-être la civilisation romaine n'avait plus fortem marqué son empreinte ; nulle population n'avait so à un plus haut degré, la transformation de la conqué mais en prenant les mœurs, elle avait voulu pren aussi les droits des conquérants. Elle imitait Rome a la prétention, toujours persistante et souvent exprim de la remplacer. A la différence de l'Orient hellénk qui subissait servilement le joug de ses vainqueu mais gardait sous leurs yeux et même leur commu quait ses molles coutumes^ la Gaule , en se dépouilt de la barbarie, n'avait perdu ni le souvenir ni 1 poir de la liberté. Au sein de chacune de ses c florissantes, une curie, composée de citoyens rie dont les noms, bien qu allongés par une terminai romaine, trahissaient leur origine celtique, présent par la dignité de ses délibérations , l'image d*un ?• table sénat. Vers le milieu du troisième siècle, au i ment où Tanarchie et l'invasion rendaient à cha province le soin de sa propre défense, la Gaule a usé de l'interrègne pour porter à sa tête des soldats sur son territoire, et créer un véritable empire gau
qui put se maintenir treize années. Elle n'avail été ni flioins prompte ni moins habile à tourner à son profit •a division de la dignité impériale, devenue si habituelle depuis Dioclétien. Constance Chlore, Constantin, i^n^ sa jeunesse , n'avaient pu gagncT le cœur de leur Pi'ovince qu'en prenant l'attitude de souverains gaulois P^r excellence. Julien , subissant la même influence, suivant la même politique, élait sûr d'arriver au Oîêrne succès.
Ce n'était pas tout, d'ailleurs, de gouverner la Gaule : il fallait aussi la défendre, et cette tâche suffisait ample- 'ïîent à l'apprentissage, même de la plus heureuse intelligence. Jamais les invasions des Barbares , fléau toujours redoutable de cette région , du reste aimée du ciel, n'avaient été plus fréquentes et n'avaient porlé ^ coups plus terribles. La ligne du bas Rhin, qui for- 'ïi^il, au nord et à l'occident, la limite supérieure des provinces gauloises, bornait, du côté du sud et de l'est, ^Ue immense étendue de territoire où flottaient, comme les vagues d'une mer, les courants des tribus germaines e^ «armâtes. Ce bassin, toujours rempli d'hommes et ^^^'ijours orageux , était mal contenu par les parois Artificielles que lui opposait la résistance savamment ^^ï'ganisée de l'empire. La moindre interruption dans ^ continuité de la digue, le moindre afl*aiblis<onieiit dans sa force, ou seulement une agitation inorcoulu- ""'^edes flots qu'elle contenait à peine, sulfisnient pour ^'^termincr un débordement. Une gUïTro civile dans
Tempire, qui dégarnissait des places fortes; un conflit entre quelques-unes des tribus barbares, qui forçait les vaincus à chercher leur salut dans Fémigration : c'étaient là les causes ordinaires d*attaques toujours renaissantes. Une invasion était la suite immédiate de toute lutte de prétendants dans le monde romain, ou de toute bataille livrée entre deux roitelets du monde barbare. Le repos dos provinces limitrophes en sentait également et inévitablement le contre-coup.
Or, dans les dix dernières années que notre récit vient de parcourir, ces deux causes réunies avaient agi de concert pour troubler la prospérité et la paix des- Gaules. D'une part, l'insurrection de Magnence, qui avait eu la Gaule pour point de départ et pour dernier théAtre, avait nécessairement affaibli la défense de la frontière. Magnence, en s*avançant vers l'Orient, pour accabler Constance du poids de toutes les troupes qu*il avait pu réunir, dégarnissait systématiquement » on Ti vu, les provinces occidentales : soit que, grâce à son origine germaine, il crût n'avoir rien à craindre sur se^ derrières, soit tout simplement que son ambition pe^ patriotique courût d'abord au plus pressé. On 1l^ reprochait même d'avoir levé des recrues parmi l^m tribus (|ui habitaient les bords du Rhin et de leur avoHH enseigné ainsi lui-même à franchir la borne fatale l'empire. En revanche, quand il était revenu sur ?== pas, repassant les Alpes, en pleine déroule, mais m lenienl pressé par Crmslance , ses parli^ans accui
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Tempereur d'avoir déchaîné les Germains pour l'acheter. Toutes ces récriminations avaient probablement un coté de vérité, et ce n'était que Téternelle répétition du £?pectacle que donnaient toutes les guerres civiles. Chaque oompétiteur avait pensé à son pouvoir plus qu'au salut de Rome , et acceptait , de bonne grâce, le secours que pouvait lui prêter, même sans combinaison préméditée, une diversion &ite par les Barbares. Puis les rapports fréquents favorisés par Constantin entre Tcmpire et ses voisins, ceux qui subsistaient naturellement entre les Barbares établis sur le sol romain ou engagés dans les armées romaines et leurs anciens compalrioles: toutes ces- relations suggérées par une politique chrétienne liaient sans inconvénient, tant que Taulorité impériale ^ maintenait dans toute sa force. Mais dès que le Jien se détendait, elles favorisaient de dangereuses trahisons, comme ne l'avait que trop tristement prouvé * étrange défection dans laquelle l'épouvante et la calomnie venaient de précipiter le malheureux général Sylvain. Et ce qu'il y avait eu de curieux dans celle circonstance, c'est que pendant qu'un général, Franc ^'origine, prenait ainsi la pourpre, en présence et '^'vec Tappui des Barbares, c'étaient aussi d'autres ^^rLares, les Francs Malaric et Mellobaud, qui s'étaient chargés, au nom de Constance, d'instruire sa cause et ^c poursuivre son chàliment Toutes ces agitations, louiesccs allées et venues, auxquelles la Gaule servait "Vcdr dansle Yolame précédent, p. 991*293.
nécessairement de passage » ramiliarisaient ses rudes voisins avec Thabitude d'envahir à leur gré , sur le moindre prétexte , le territoire sacré de l'empire.
Une révolution intérieure, survenue à l'extrémité opposée delà dermanie, ne contribuait peut-être pas moins à précipiter ces invasions. Parmi toutes les nations germaines avec qui l'empire avait à combattre , et dont les historiens latins défigurent les noms en les traduisant, une en particulier avait pris, dans ces dernières années, un développement inattendu qui fixait sur elle tous les regards. Elle le devait, suivant toute apparence, aux principes civilisateurs du christianisme que lui avaient communiqués, dès la fin du siècle précédent, des prêtres et des captifs chrétiens. Les Goths, établis de longue date au nord du Pont-Euxin, vainqueurs des Sarmates qui leur avaient disputé quelque temps les bords du Tanaîs et des Palus-Méolides; entrés, depuis un j traité conclu avec Constantin , dans l'alliance régulières de Tempire, venaient de prendre, sous l'habile adminis — , tration d'un de leurs rois, le vieil Hermanaric, l'assietta^^ d'un gouvernement régulier. Hcrmanaric avait soumit? rapidement et ses plus proches voisins et les diverse» tribus de son peuple. Ses conquêtes, parties du DanubM et s'avançant jusqu'à la Baltique, comprenaient u^h grande partie des régions que gouverne aujourd'hui sceptre des czars et de celles qui forment la confédé^^H tion germanique. On l'appelait l'Alexandre du No~^h A ses ccMés siégeait un évêiiuc chrétien, Uiphilas^ h^^=
Lier de ce Théophile qui avait déjà figuré à Nicée, mais c3oué de facultés plus rares et d'une éloquence plus persuasive. Soit qu*IIermanaric eût ou non Tavorisé 1 a propagation de la religion chrétienne , qu*il ne professait pas lui-même, toujours est-il que^sous la double -innucnce et d*une autorité protectrice et d*une Toi plus éclairée, le royaume des Golhs sorlait un peu de la barbarie. Pour la première' fois, on voyait sur la rive gauche du Danube, et hors de«la puissance romaine, quelque chose qui ressemblait à Tordre d'une société policée *.
1 . Le rèf ne d'Hermanaric chez U-s Goths n'est raront»' que par Jf»rnaod^, et l'on sait combien les r<>cits de cet histoiien doivent étro admis avec d»^îflance, surtout relativement aux oripiiies de sa r.tcc. Cependant le Wgue d'Hermanaric ayant dur»'*, suivant lui, jiisiiu'.i la v»ille de llnvasion des Huns et du passape des (îotlis en Kuinjie, on commence à marcher ici sur un terrain un pvu plus solide. LVxtrêmc vieiUesse qu'il prête à Hermanaric au moment de c«-ttc invasion (eu 375), ne permet pas de douter que ce prince pouvernAt déjà eût fait ses principales conquéU's à lepoque on nous sommes ici Mrvenu. I/épiscopat d'Ulphilas devait aussi avoir commencé peu "^ttparaYaotf puisqu'il assistait au concile de Constantinoplt^ en 360 ^'^liil.. II, 5. — Soc, 11, 41. — Soz., VI, 37); mais il n'est pas sûr qu'il ^tkl encore publié sa traduction de la BiMe, ni qu'il fût encore entn'i *l::tus l'hérésie arienne. Tous les points reLitifs à l'oiipine, Phistoire et ^**5tat social des diverses tribus barbares avant la conquête ont été en ^^ns teinvs Tobjct de nombreuses spéculations, et, de nos jours, ont ^«nné lieu à des travaux approfondis que les bornes d" notre snjet ne ^^ous permettent pas d'analyser ici. L'intéièt que ces recherches pré- ^«ntcnt est grand pour cenx qui écrivent l'histoire des peuples mo- ^^ernes, la plupart sortis des tribus germaniques : il nVsl qn'ai cessoire ^X>ur le sujet (jne nous traitons, «|ui s'arrête à la chute de l'emplie. ^^Srms iiuliquerons parnii les meilleurs travaux à consulter sur ce ^ji>iut: Ozanam, /^ç Grrmains ovnuf le rhristinni^nic, l^»", et hi
^^vili'sfifion c.hri'tinnne chez les Franrs, chap. 1 et 2 ; riiistorieu ita- '^ien Troja, Storia dltnlin del medio evo, vol. i, 1. xii, xni. xiv; et "^lativement aux Goths en particulier. Histoire de Theodoric le Grand, le marquis du Roure, vol. i, chap. i et t.
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La conséquence naturelle de celle pression régulière qui se faisail sentir à Tune des extrémités du continent germanique était de refouler vers l'autre toutes les trij bus nomades qui ne consentaient point à la subir. Quades, Vandales, Boiens, Marcomans, Burgondes ^toutes ces populations échelonnées le long des barrières romaines, trouvant leurs mouvements gênés à l'Orient par la présence d*un obstacle inaccoutumé, refluaient vers rOccident, se poussant Tune Tautre» comme les colonnes d'un liquide. C'était la frontière du Rhin qui supportait le dernier contre-coup de cette longue agitation f et lextréme limite de cette frontière se trouvait occupée par une confédération plus hardie, plus entreprenante qu'aucune autre, celle-là même dont les soldais romains, déjà un siècle auparavant, célébraient la puissance dans ce chaut fameux : a Nous avons tué mille Francs : un milliard de Perses ne sauraient nous effrayer. » Les Francs étaient le nom générique d'une énergique association de plusieurs peuples établis entre le Rhin, le Mein et le Weser. C'étaient donc eux qui subissaient toute la force accumulée du mouvement dont l'extension de la puissance des Golhs était Torigiiie, et le poids de cette impu1>ion les aurait poussés, malgré eux, sur les plaines de Gaule, quand même leur cuiinige cl leur convoitise, toujours en éveil, n'auraient pas trouvé. dans ces riches provinces l'appât le plus séduisant *.
1. Nous suivons ici, pour déterminer TétabUssement géographique
Aussi y dès la fin de Tannée 355, la desiruclion de quarante villes ruinées en peu de mois et le siège mis devant l'importante forteresse de Cologne n*avaient pas permis aux Gaulois de méconnaître qu'ils devaient s'attendre, de la part de leurs voisins barbares, à un redoublement de fureur. Leur effroi avait été d'autiint plus grand que, depuis la mort de Silvain» les légions étaient fort débandées, et que la Gaule semblait oubliée par J^empereur. Mais quand ils apprirent qu'un prince impérial arrivait pour les commander, le soulagement fut général, et de toutes parts on s*apprèla à le recevoir a v^ec allégresse. Julien mit le pied sur le territoire des Gaules dès les premiers jours de Tannée 356, et c'est jusqu'à celle date que, pour ne pas interrompre la suite faits, notre récit doit maintenant rétrograder. Lsk première ville gauloise où le nouveau 'césar fit son ^'^Irée fut celle de Vienne sur le Rhône. Il paraissait ^risie et soucieux, et son petit corps d'arméç, composé tout de trois cent soixante soldats, était livré au P'^s profond abattement. Sur la route, en effet, et avant qu'on eût franchi les Alpes, une déplo- ^^le nouvelle avait circulé dans les rangs. Cologne ^^it pris, et la tête de pont du Rhin ainsi livrée à la '^^i^^nce des Barbares. Le jeune prince s'étonnait que
ï^'rancs avant la conquête, l'opinion généralement adoptée et discu- ^ , ^^U8 M. Gaizot, Second essai sur rhistoire de France. EUe s'appuie ^- ^^îpaleoient, comme on sait, sur une indication de la carte de Peu- ^^^•^t*. Klle est, du reste, parfaitement eu conformité avec les monve- ^**t« que les historiens prêtent aux Francs p<indant cette époque.
Constance, informé de ce désastre avant leur séparation, lui en eût fait un secret. L'esprit toujours assiégé de méfiances, il voyait dans ce silence une preuve nouvelle que, sous prétexte de le couronner, on ne voulait, en réalité, que le faire battre et tuer dans une partie désespérée. Pourtant , la joie qui éclatait partout sur son passage, Tempressement des populations, les fêtes et les arcs de triomphe préparés en tous lieux, ne tar^ dèrent pas à dissiper un peu sa mélancolie. Deux faits de bon augure vinrent aussi rassurer son esprit superstitieux. Le temps, très-brumeux en Italie, s'adoucit et s'éclaircil subitement de l'autre côté des Alpes, malgré répoque avancée de la saison; et le jour de l'entrée du cortège impérial dans Vienne, le soleil se montra brillant à rhorizon, comme par une belle matinée de printemps. Dans la première rue où Julien passa, une couronne de feuillage, suspendue à une fenêtre, se délacha ^ et vint se poser d'elle-même sur sa têle, aux acclama — lions de la foule. On raconte aussi qu'une vieille femmi^ aveugle, entendant ce bruit, demanda ce qui se passait j
« C'est, lui dit-on, le césar Julien qui fait son entrée.
Ah ! reprit-elle, c'est donc celui-là qui rétablira le cull^T des dieux*. »
L'aspect des choses, en réalité, n'était pas riani, et n*y avait pas de temps à perdre en fêtes. La moitié de Gaule était ravagée, et les Franks, ne trouvant aucu v
1. Amm. Marc, xv, 8. — Liban., Or. \0, p. 270; 9, p. Î37^ Soc., ni, 1.
résistance devant eux, s'étaient avancés jusque dans les plaines de Bourgogne. Julien n'amenait pas de troupes avec lui, et celles qu'il trouvait en Gaule étaient livrées à rindiiiicipline. On lui avait enjoint de ne rien faire sans l'avis des généraux qui les commandaient. Mais malgré son ignorance complète de l'art delà guerre,il nelui Tallut pas longtemps pour s'apercevoir que tous ces seconds qn'on lui donnait pour maîtres étaient des hommes iicapablesy qui ne se souciaient nullement de marcher péril et qui avaient pour instructions secrètes de le Cenir sévèrement en bride. Ils le traitaient sans beaucoup Oc considération , comme un apprenti tout fraîchement ^orli des écoles, et ne cherchaient qu'à l'endormir clans t^ne fausse sécurité. Julien sentit dotic, sans le dire, cju*îl n'avait de conseil à prendre que de lui-môme. X^ar bonheur, il avait l'hiver devant lui avant de devoir niellre en campagne. Ce fut un temps de constantes ^>tiiilcs et d'infatigables exercices, la nuit dans les livres, le jour dans les camps. A la surprise universelle, et grand déplaisir de ses surveillants, son ardeur s^uffit h tout. Les recherches savantes de l'écolier servirent à guider et à éclairer l'activité passionnée du Kiouveau général. Sa bonne grâce et son désir d'apl>rendre eurent hienlôt séduit tout le monde. Il était le f)remier à rire de son inexpérience dans toutes les parties matérielles et pour ainsi dire mécaniques de son iihHier. Quand il lui fallait, par exemple, comme une simple recrue, apprendre à marcher au pas au son
d*un instrument qui marquait la cadence : « J'a disait-il en riant, d'un bœuf qui porterait 1b I Puis il ajoutait de bonne humeur : « Voyez, Plat que Ton fait d*un philosophe! »
Une si noble ardeur ne tarda pas à toucher m cœur dur de quelques-uns des fonctionnaires qu avait donnés pour tuteurs. Des chambellans, ài ciers, deux entre autres nommés Euthérius et Sa se mirent rapidement en bonne inlelligence avec trosorier Ursule, qui avait ordre de lui donne d'argent pour empêcher qu*il ne s*altachât les t par des largesses, voyant son zèle pour le bien | lui ouvrit en secret tous les crédits qu*il put déf Aidé de ces appuis et surtout de son génie natui six mois, lui qui ne savait auparavant de quoi se posait une Icgion, il eut reformé et rééquipé une de Tarméc , et plein d'un feu qui se commui autour (le lui, il solliciiait déjà humblement d( slance la permission d'aller monlrcr à Tennemi V de l'empereur ^
Les premiers jours de juin le virent en ef marche vers la vilfe d'Autun , devant laquel
1. ClilellfP l)ovi imposita} siint : nostniin non est onns. (Amm. XVI, 5 ) — 11 s'agissait de danser la Pi/rrhiqiu!, sorte de dan sous les armes, qu'on enseignait au soldat pour lui apprendr* ter Itifr^rement l'arniurc et à mai-chcr avec grâce et régolariu note de Valois sur Ammion Marcelliu, xvi, 5, et Lebeau, Mém l'Académie des inxcriptions, t. xxxv, p. Î6î.)