IV
ATHAKASB A ROlIB.
noMbi*e desquels figurent Paul de Constantinopleei ail^i Marcel d'Àncyre qui parvinU non sans qu*on etigeâl de lui quelques excuses, à se laver du reproche de sabellianisme *.
Pendant que ces procédures suivaient leur cours, les nouvelles d'Orient se succédaient rapidement. On apprenait cba(|ue jour , par le récit des fugitirs, quelque nouvelle^ss
vexation exercée en ftgypic contre les amis d'Athanase.
Enfin, les députés du pape même, Elpide et Philoxène. revinrent, racontant tout ce qui s*était passé à Antioche et les vaines instances qu'ils avaient Taites auprès des Eu sébiens pour obtenir qu'ils vinssent à Rome, au rende vous sollicité par eux-mêmes. On sut aussi qu'ils avaier rapporté une lettre des prfncipaux membres de In rciza^^ nion d*Antioche, adressée au pape. On éprouvait la pl^^ ^vive curiosité d*en connaître le contenu. Mais, peml«^ plusieurs jours, Jules garJa le silence. Il attendait s'il ■ ^ viendrait point de la même pïirl quelques marques c^We repentir ou quelques nouvelles plus favorables. Enlî/ i, les bruits devenant de jour en jour plus làuheux , il a^me put résister plus longtemps aux demandes qui lui étaier=r~ ~it faites, et, au milieu du scandale universel, il donna lee — ture de la lettre qu'il avait reçue*. Cette épttre, demie -^^^
i. s. Athan., .4/>o/., p. 720, 739, 745, 75t ; Ad. Sol., p. 818. — — ^ S<)C., Il, 15. — Soz ,111, 8. — S. Kf.ipI)., littr.^ lxxii. D'aprr s un text^ --^ de Pévèn», et une lettre de saint Biisile, il y a lieu do cioire que Mai^' cri n iomba encore dans ses erreurs et fut ex< lu de la commuuion pa^^^^ Athauase lui-meuie. Baron. Auh. Krr . a47, ^ 60 et 61.
2 S. Atlian , Ai>nl , p. 7^0.
chargea en effet de |a perception et la mena à tin sans recourir aux violences ordinairesdu fisc, avec un heureux mélange de douceur et de fermeté. Bientôt, moyennant cette habile administration , la capilation, qui était de ^ingt-cinq pièces d'or à l'arrivée de Julien, fut réduite à sept dans toute Télendue de la Gaule ^
Pareils incidents se renouvelaient tous les jours. Une fois, c'était un gouverneur accusé de péculat et absous par Florentins, et que Julien, après avoir évoqué l'affaire en seconde instance, ne craignait pas de condamner. Une autre fois, c'était un délateur^ qui dénonçait un magistrat mal vu de ses supérieurs, et qui ne trouvait pas que Julien accueillit sa dénonciation avec assez d'égards. « Oui serait coupable. César, s'écriail-il , si, pour être absous, il suffisait de nier ses crimes? — Qui serait innocent, reprit Julien, s'il suffisait d'être accusé pour être condamné? » Parfois aussi il mitige'ait, luimême, de sa propre autorité, la sévérité des lois, et notamment de ces dispositions excessives que Constantin, dans un excès de zèle, avait portées contre le rapt. «Que la justice, disait-il alors , accuse, si elle veut ma clémence, un souverain généreux doit être au-dessus des I ois\ » Il nVtait question dans les rangs du peuple que de la justice de César, tandis que, parmi les gens (rafl'aires, «iii souriait au contraire un peu de cette vertu niaise qui