‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 156 sur 321 · Amm. Marc, xvï, 5 : ex tapete et oioupa occulte Mercïu · texte numérisé non relu

Amm. Marc, xvï, 5 : ex tapete et oioupa occulte Mercïu

snpplicabat^ quem mnndi vel ociorem scnsum esse, motum menti-^s^ suscitantem, theologicae prodidere doctrinal.

■e pour rétude. Quand il avait examiné toutes les ons qui lui étaient remises et donné toutes les itures qui lui étaient demandées, écrit ou dicté s ses lettres , et avec une rapidité telle que ses itaires n*y pouvaient siifGre, il fermait ses doset prenait ses livres. Philosophie, poésie, rhéto- 3, histoire nationale et étrangère, tout l'occupait et orbait successivement. L*élude approfondie de la ue latine, qu'il n'avait pas parlée dans son enfance, irenait aussi une part d'attention. Il arriva assez il la posséder suffisamment, sans jamais, à ce qu'il ûe, y prendre beaucoup de goût et sans faire grand le ses chefs-d'œuvre. II était Grec de cœur comme aissance, et son imagination restait attachée aux ; dorées de l'Attique. Des nuits ainsi employées laîent , dit Ammien Marcellin , jusqu'au moindre çon de voluptés sensuelles ^

imm. Marc., xyi, s. » La chasteté de Julien a été l'objet de beaule dissertations. Au témoignage si explicite d'Ammien MarceUin BUence des Pères, dont s'autorisent les défenseurs de Julien^ on B généralement un texte d'une de ses lettres, Ep. lx (éd. Span.)» r, où il parie du précepteur de ses enfants, ce qui suppose qu'il en d'iUégitimes, puisqu'il est avéré qu'il n'en eut i>oint d'Hélène; et cte du Misopogon, p. 69, où il fait dire aux habitants d'Antiocbe, leurs invectives contie lui : Dormit fere singulas noctes solus; 'on conclut que Thabilude n'était pas chez lui sans exception. Mais il «jui signifie enfants dans le i)reraier texte, -ï^at^îov, peut très-bien idtdre aussi par esclaves, et rien n'empêche de supposer que Julien es esclaves destinés à lui servir de secrétaires, à l'aider dans ses sTChes littéraires, et auxquels par conséquent il aurait donné un •ptenr. Et dans le second texte, Julien exprime plutôt l'effet qu'il disait sur les habitants d'Antioche^ qu'il ne dépeint lui-même au rel ses mœurs. 11 n'y a donc rien à conclure ni de l'une ni do

La chambre où il poursuivait ces travaux Doctumes était habituellement sans feu, malgré la rigueur delà saison, bien qu'elle fîlt pourvue d'une cheminée, sorte de construction qu'il n'avait pas rencontrée en Orient, et dont l'aspect parait lui avoir causé au premier moment quelque surprise. Une fois pourtant, le froid fut si vifqu'il permit qu'on lui apportât quelques charbons enflammés; mais il les déposa maladroitement dans le milieu de sa chambre, et la vapeur se répandant autour de lui, il ne tarda pas à être pris d'une forte oppression et d'un sommeil pesant. Ses esclaves s'aperçurent du danger qu'il courait, comme il était déjà en défaillance, et l'entraînèrent hors de l'appartement. On lui Gt vomir son Iég(

repas, et on l'arracha ainsi à un péril dont on ignorail généralement autour de lui la nature. Il était remis a travail dès le lendemain *.

Ses journées appartenaient h la politique. 11 donnai' beaucoup de temps à l'administration, accordait beau — coup d'audiences, écoutait patiemment toutes les réclamations. Et pourtant son administration en Gaule, comm^ plus tard à Constantinople , paraît avoir été intègre et scrupuleuse, plutôt qu'active et féconde. On ne lui

Tautre citation. D'autre part , Ammicn , en sa qualité de païen et d'homme du nioiule, pouvait bien n'être pas tr^îs-délicat sur ce chapitie, et prendre pour une chasteté complète simplement une vie d'extéricnr grave et rareincut adonnée au plaisir. Ce qu'il y a de ccrtaio, c'est que la sensualité ne fut pas le vice dominant de Julien, et que, s'il y céda parfois, il n'en âl point d'étalage et évita les scandales. 1. Jul., Misop.f p. Gl, 62.

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jours de juin, au moment où la capitale attendait la réu-

* iiion du concile que le pape y avait convoqué *.

Tout était là bien dilTérent. L'Occident seul s'était rendu à l'appel de Jules, et Atlianase ne coinpinit que des amis parmi les cinquante et quelques évëques qui se réunirent dans l'église que dirigeait le prêtre Yiton, un des légats du pape à Nicée. Le procès qu'on fît à révéque d'Alexandrie ne fut guère que pour la forme. L* absence suspecte des Eusébicns qui ne voulaient pas comparaitre à une réunion qu'ils avaient eux-mêmes provoquée; la leltre des évêques d'Kgyple; le témoignage verbal des prêtres et des diacres de celle contrée ; P^ïr-dessus tout, la présence d'Athanase, le calme de son ^'^ge, le parfum de saintelé qui émanait de sa per- ^nne : tout concourait à le justifier. D'une voix com- '^^ne il fut reçu dans la communion de l'Église, dont il lait en réalité jamais sorti. Le bénéfice de la même ■^habilitation fut étendu à d'autres prélats bannis comme lui leurs sièges par les évêques du concile de Tyr, au

* - Cette date de jnin 341 pour le concile de Rome est déterminée par ^UeodoDt {Hist. Ecc., saint Jules pcp€, note 4), de la manière sai-

y'^nt^ : Le concile de Rome ne se tint qu'après le concile d'Antioche, ^^^ïfil est indiqué par Athanase et par Sociate pour le commencement p? Mais il se tint immédiatement après, puisque les députés

T*Pî*içet Pbiloxène, qui ne quittèrent Antioclie que pendant le concile ^ ^tie viUe. arrivèrent encore pendant le concile de Rome. C'est donc Pi^ntemps de 841 qu'il faut placer ce dernier concile. A La vérité , Jules, dans sa lettre insérée dans S. Athan., Apol. ii, p. 744, dit ^J*^ c*s députés furent retenus jusqu'en janvier (iav&uapîou j ; mais à la ^ dei9iv6*j9p{cu on iMuibien lire i&uvîou, juin, et alors on ariive à *lrtte fixée par Tillemout.

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