ZOS., III, C
2. Amm. Marc, xvii, 8. — Jul., ad. Athen., p. 524. — Zos., m, 5. — Liban., Or. 10, p. 279.
JLLIEN EN GAULE. 65
rendit à Tannée romaine de grands services dans cette nouvelle attaque» en pénétrant la nuit dans les tentes de ses anciens compatriotes par des passages qu'il connaissait et en massacrant, sans bruit, tous les hommes ivres et endormis qui tombaient sous ses mains. Puis quand le soleil, en se levant, éclairait ces scènes de meurtres, les Barbares croyaient à quelque intervention miraculeuse. Aéduit enfin à demander la paix , le roi des Chamaves ae rendit lui-même à la tente de Julien. Avant de rien conclure, le vainqueur exigeait des otages et ne demandait pas moins que la personne même du fils 3ku roi. Cl Plût à Dieu que je pusse le remettre entre vos mains , disait en pleurant le pauvre roi vaincu, mais il âtait mon fils unique, et il est mort sous vos coups. » Ses Larmes touchaient tout le monde, et Julien paraissait prendre part à sa douleur. Mais tout à coup , sur un sgnal donné comme à I& comédie , le rideau de la lente se leva, et on vit paraître le petit prince barbare luimême, qui avait été fait prisonnier dans un combat, sans que son père sût ce qu'il était devenu. Prenant alors la parole au milieu de la surprise universelle : « Vous le croyiez mort , dit Julien , Dieu et la clémence des Romains vous le rendent. Je le garderai près de moi, et il ne manquera de rien tant qu*il vivra dans mon amitié. Mais ce sera pour vous le gage de ma vertu , et vous saurez qu'avec les Romains et leur empereur on n'a jamais l'avantage ni dans la guerre, ni dans la paix. )> Les Chamaves se soumirent et Charietlon obtint le prix