‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 165 sur 321 · Amm. Marc, xviii, 3-10 ;xix · texte numérisé non relu

Amm. Marc, xviii, 3-10 ;xix

«. 860 après J.-G. — lodict. m. U. G. Ili3. — Conslantins i ^

Juliaiius m coss. — La date de l eiivoi des ordres de G(.)nstaiico d coïncider avec les dernières séances du concile de Séleucie (tin de 35*^y, et leur arrivée avec les déterminations prises de concert à CoDst&n* linople par Coiistincc et les prélats de la suite d'Acacc de Cés.irw (comniencenient de 3G0). CVst donc ici que nous reprenons la suite tfu récit, arrêtée à la tin du eliai)itrc pi'écédent.

mire. A Rome, le pape Libère venait de regagner dîoil do monde chéiien et Testime d'Athanase , en ant son assentiment à la formule de Rimini, et sa lion aux actes du concile. Mais il se débattait pénient contre les partisans de l'usurpateur Félix, et lolences en sens divers ensanglantaient les rues de pHale^ A Alexandrie Je farouche Georges déployait pudeur ses instincts tyranniques et cupides, se fai- B délateur des innocents et le spoliateur des familles, lit des taxes énormes sur toutes les actions de la lepuis le baptême jusqu'à l'enterrement, et profile la permission, si étrangement donnée par Censé aux ecclésiastiques, de faire le commerce, pour Dger le monopole du salpêtre, du sel et du papier, ilevait ainsi l'indignation de tous, sans distinction alens et de chrétiens, et excitait à plusieurs re- 8 des séditions graves > dont l'une même le réduisit itter momentanément la ville. A Constantinople , ip le nouvel archevêque, Eudoxe, mettait en rur tous les habitants, le jour même de son introni- B, par un discours plein de blasphèmes ariens, ifin il fallait des troupes aussi à Paul-la-Cbaine , le ai inquisiteur, qui parcourait les provinces d'Asie lire et de Palestine, pour tenir note et tirer ven-

rhéod., II, Î2. — Baron., An. 355-57. — Tillemoat, les Ariens, a, IX et utx.

L AtliaD.^ ad Sol., p. 847. — S. Épiph., Hœr,, uiiyi, 1. — Amm. , XXII, li. — M.iffei. Osservazioni It'ttemn'e, 1. 1, p. 12, Vie de Aihanase, par un auteur anonyme.

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geance de tous les pniens de distinction qui consultaient es omeles. Partout où il passait , des jeunes filles, des vieillards , des philosophes étaient traînés au supplice pour faits de lèsc-majcsté * . Ën un mot , il n'y avait pas un point de la partie du monde soumise à Tempire de Constance où la force armée ne fût tenue sur pied et en éveil pour maintenir Tordre matériel au sein de la confusion religieuse. On était donc porté tout naturellement à chercher du secours dans la seule région de Tempire qui fût encore paisible, et la Gaule était à peu près Tunique province où Constance pùt se procurer les forces qui lui étaient nécessaires.

Mais en Gaule on ignorait ou on ne voulait pas savoir tous ces besoins factices que s*était créés une politique ^ artificieuse. Julien ne vit donc qu'une chose dans Tordre étrange qui lui était adressé; c*est qu*on lui demandait ^ le sacrifice de ses meilleures troupes. Les cohortes auxi- - — ^ liaires ne comprirent aussi qu*un seul fait, c'est qu'elle&^j^ avaient été levées avec la promesse de ne pas quitter — leur sol natal , et qu*on. voulait les entraîner vers un ^^le partie lointaine du monde. Les paisibles habitants ^^Sfe la (ianle, en voyant partir leurs plus braves défenseur -y^ se croyaient menacés du retour de ces mauvais jou^^n; dont Julien seul avait arrêté le cours. On murmui — 5?// très-haut aux camps et dans les cités. Julien seul ne donna aucun signe d'impatience. Il fil des représentations modérées à Drcentius, qui ne les écouta pas et qui

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