‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 167 sur 321 · Amm. Marc., loc. cit. — Jal., aJ Athen, p. 6i · texte numérisé non relu

Amm. Marc., loc. cit. — Jal., aJ Athen, p. 6i

de Fadministration de Constance, furent recnes avec transport; et, pour ne pas laisser refroidir les bonnes dispositions de Fauguste, des intendants militaires * de la Pétulante et de la Celtique firent demander sur-lechamp 9 par leurs soldats , à être élevés , en raison de leurs mérites longtemps méconnus, au grade de gouverneurs de province. Mais Julien tint sa parole encore plus fidèlement qu'on n'avait cru; il n'accueillit pas ces recommandations faites à main armée » et» dans la joie commune de la journée, on ne songea pas à lui en vouloir ».

Le défi une fois jeté, il se prépara à le soutenir avec sa prudence et son courage accoutumés. Il ne se porta à aucune violence contre ses ennemis secrets ou publics. Il se borna à s'assurer de la personne du maitre de la cavalerie, Lupicinus. Décentius était en fuite. Florentins aussi avait quitté la Gaule précipitamment, à la nouvelle de l'élévation de son ennemi. Julien envoya un brevet de voitures publiques à sa femme et à ses enfants, et leur permit d'emporter toutes leurs richesses. Il ne mit aucun empressement à entrer en correspondance avec Constance, qu'il connaissait trop bien pour espérer le fléchir après l'avoir offensé ; mais, quand il crut toutes Ses mesures de défense bien prises, il mit les bons pro-

1. Acfmrti. — C'étaient ceux qni recevaient les vivres pour les "^^roupes, de la main des percepteurs. — Cf. Note de Valois sur ce 'ïtosage, et CofJ. Théod., vu, tit. 2, 1. 1.

Page 1