‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 170 sur 321 · Amm. Marc, xx · texte numérisé non relu

Amm. Marc, xx

i. MfV/., 9.

lenler du pouvoir régulier , dôjà consiilcrable , qu'il lui avait conféré; et, pour bien attester qu'il se regardait toujours comme souverain des Gaules, il renouvela tous les fonctionnaires et donna des successeurs à Florentius et à Lupicinus. Puis il se remit en campagne, reçut sur 3a route les hommages du petit roi d'Arménie, Arsace, avec qui il assura l'alliance de l'empire en lui donnant en mariage la veuve de l'empereur Constant, Olympias, fille du préfet Àblave. Il passa l'Euphrate à Samosate et ne s'arrêta qu'à Édesse, pour attendre l'ennemi et compléter ses armements * .

Léonas cependant faisait route en toute vitesse vers la Gaule. C'était un agent habile, le même qui avait présidé Tannée précédente le concile de Séleucie, et qui s'était acquitté de cette mission à la satisfaction de Tempereur. Mais cette fois il avait affaire n plus forte partie 9 et sa commission é\mi plus difTicile. Il trouva Julien à Lutèce, n'ayant rien changé à son genre de vie et usant avec mesure, mais sans timidité, de ses nouveaux droits. Le prince le reçut très-poliment, mais différa de l'entendre jusqu'au lendemain. Dans la •l'ait, une grande assemblée de troupes et de peuple fut ^^nvoquée, et Julien , montant sur son trône, donna ^fdre qu'on fît lecture de la lettre de Constance. C'était ^ ti rouleau assez épais, ayant la forme des édits officiels. C>n le déplia et on commença de lire. Quand on en vint ^ 11 passage où Constance , après en avoir appelé au

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