Arbitrio Dei cœlestis
qui l'attachait à Conslance. Tombant aux genoux de l'empereur et baisant le bout de sa robe, il lui demanda pardon de ne pouvoir le servir, et comme il voulait même prendre sa main pour la baiser : <c Ma main est pour mes amis, lui dit Julien en se reculant; mais vous pouvez vous retirer. » Son choix était tout fait pour remplacer Nébridius. C'était son ami Salluste qui, d'IUyrie où il campait , était venu précipitamment le rejoindre. Julien le laissa dans les Gaules, dans cette nouvelle qualité. Puis l'ordre du départ fut donné, et l'itinéraire indiqué par la route de Pannonie^ Un détachement dut traverser l'Italie par la conduite de Jovinus : un autre la Bhétie, sous les ordres de Névitta. Julien lui-même, parti de Bàle, n'emmenait avec lui que trois mille hommes. Mais ses troupes se montaient à plus de vingt mille, et leur rendez-vous général était à Sirmium.
Dès que la nouvelle de son expédition se répandit de ^ rautre côté des Alpes, la terreur et la défection devin- '^nt générales. Les deux consuls, préfets d'Italie et ^'Illyrie, et dont l'un était Florentius lui-même, l'ancien ennemi de Julien , prirent la fuite bien avant d'être en péril; et, à partir de ce moment, Julien, en conservant dans les actes officiels leurs noms qui indiquaient la date de l'année, eut soin de les faire suivre de cette qualification épigrammatique : Florentius et Taurus, consuls en fuite. Mais il ne songea point à s'emparer de
• Amm. Marc, XXI, 6. —Liban., loc, dt»