P;iii. vet. Marnert. in Jul
De œ train rapide, il ne larda pas à arriver aux environs de Sinnium. Ses généraux , de leur coté, se trouvèrent rendus au lieu de réunion au jour indiqué, après avoir Tait mïiin basse de toutes parts sur les provisions préparées par Constance pour l'envahissement de la Gaule. Le gouverneur de Sirmium, Lucilien, qui ne s'attendait pas à tant de précipitation , fut surpris par Tavant-garde, au moment où il rassemblait ses troupes. Il fit mine, au premier moment» de résister avec fanfaronnade, puis se soumit peu après avec une promptitude et une humilité ridicules. On l'admit en présence de Julien» qui lui permit de baiser sa robe de pourpre, en signe de pardon . a Quelle imprudence à vous, empereur, lui dit le magistrat captif, de vous aventurer avec si peu de troupes dans des pays ennemis t — Gardez ces conseils prudents pour Constance, répondit Julien. Ce n'est pas pour vous prendre comme conseiller que je vous ai laissé toucher cet insigne de la majesté ^uveraine, mais pour vous guérir de vos craintes. y> L'entrée dans la ville fut un triomphe et entraîna la soutuission de toute la province. Peu de jours après, Julien vivait mis garnison au Pas de Sucques; et, maître ainsi de 1« moitié de l'empire, il était venu s'établir à Naisse *.
II y attendait la concentration de ses troupes, les nouvelles de reflet que sa marche produirait sur Constance, ^S»eut-être aussi la date fatale, annoncée par ses songes, où la Parque, se chargeant de sa défense, devait trancher