‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 182 sur 321 · Amm. Marc, xii · texte numérisé non relu

Amm. Marc, xii

'octobre, il fut saisi d'un léger mouvement de fièvre. I crut que l'exercice la dissiperait, et s'avança par un hemin fort difficile jusqu'à Mopsucrène, au pied du mont *aurus. Le lendemain, voulant se lever, il tomba en faiblesse et fut contraint de se remettre au lit. La fièvre evint très-violente, et tout son corps brûlait d'un feu ntérieur. Il reprit pourtant connaissance et comprit la Tavité de son état. Comme son père , il avait retardé U8qa*au dernier jour, pour se livrer plus en liberté à ses Missions» le sacrement de la régénération chrétienne. En toute hâte, on manda d'Ahtioche le nouvel évèque ÎQzoîus, qui arriva à temps et lui administra le baptême. ^Qjs il donna une dernière pensée à l'empire, jeta ses sgards autour de lui, et, ne voyant d'autre héritier que »a ennemi, plus attaché à sa race qu'obstiné dans sa line » il désigna d'une voix mourante Julien pour son locesseur. Sa nouvelle femme Faustine était enceinte : ne songea à faire aucune réserve en faveur du fils qui lUTsit lui naître. Il expira le 3 novembre 361, à l'âge t 45 ans. Ainsi mourut, dans un bourg d'Arménie, le srnier fils de Constantin, au milieu des malédictions es chrétiens, entre les bras d'un hérétique, et laissant i Irône à un apostat. « Le Seigneurse réveille, dit ruiement saint Jérôme : la béte meurt et la tranquillité "evient. r> Ammien Marcellin est moins dur : « Ce soui^erain transforma, dit-il , la simple religion chrétienne 3n une superstition de vieille femme : plus occupé de la discuter avec sublililé que de l'établir avec gravité, il

méditant des choses nouvelles. Un instant. Te Eusèbe eut la pensée de faire un empereur de soi mais le temps manquait, et le candidat à Tem se trouvait pas. La terreur fit taire l'intrigue, e partir avec empressement les deux comtes TM et Aligilde (bans doute quelques Barbares engi service de Rome), pour aller porter à Naisse le mages de cour d*Anliocbe«

Julien n'avait pas quitté ce poste, maintenant mée dans un repos que son âme ne goûtait pas. graves nouvelles venaient même de lui causer croit d'inquiétude. Deux légions illyriennes, qu* renvoyées eu Gaule, parce qu'il n était pas sûr fidélité, s'étaient mises en révolte sur la route ; jetant dans la ville d'Aquilée, s'y étaient si bien d que, malgré un siège eu règle, on ne venait pas à . les en faire sortir. Ce pouvait être là le noyau d'uj gereuse diversion sur ses derrières. Les présages çaient toujours la cliute d'un grand, d'un homin

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