‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 181 sur 321 · Jul. Ep. II (éd. Span.), p · texte numérisé non relu

Jul. Ep. II (éd. Span.), p

puissance , ne paraît pas avoir eu le soupçon d'une telle politique. Pendant qu'à Naisse on rouvrait des temples, que faisait à Antioche Tempereur chrétien? Il avait passé tout rhiver à tenir des réunions d*évèques et à condamner ses Trères dans la Toi. Fidèle à son système de politique à double face, il frappait leur à tour , à droite et à gauche , les Ariens extrêmes et les orthodoxes. Un jour y c'était Eunome, le disciple chéri d'Aétius, qu'il envoyait rejoindre son maître en exil, après ravoir dépouillé du siège épiscopal de Cyzique » auquel il avait été nommé par mcgarde *. Le lendemain, c'était Mélèce » nouvel évêque d'Antioche, qu'il trouvait trop dévoué au consubstantiel, et qu'il faisait remplacer d'autorité par un vieillard arien et fidèle ami d'Arius lui-même, le diacre Euzoîus^. A chaque nouvelle décision , c'était une victime de plus qui appelait involontairement de ses vœux un libérateur, quel qu'il fât. fit pendant que de toutes parts ces gémissements s'élevaient autour de lui, il célébrait les fêtes d'une troisième noce avec une dame romaine, nommée Faustine ^

yété venu,il avait paru un instant se mettre en mouvement pour aller combattre Sapor. Mais à peine arrivé sur les bords du Tigre, et n'ayant pas encore rencontré reonemi qui paraissait craindre de s'avancer contre lui, il avait été rejoint par les nouvelles de la marche forcée

1. Soc., IV, 7. — Soz., VI, Î6. — Théod., ii, «9. — Philost., vi, 1. t. Soz., IV. 28. — Théod., ii, 81. — Philost., v, 5. 3. Amm. Marc., xzi, 6.

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de Julien et de la prise du Pas de Sucques. Il rétrograda alorsprécipitammenl, pourcouriraupluspressé. Pendant les premiers jours de sa route , il paraissait faire bonne mine, se montrait plein d'une confiance qu'il faisait partager à ses troupes, et les haranguait même avec sa faconde accoutumée : il répétait que jamais insurrection tentée contre lui n'avait réussi. Peu à peu, cependant, son bu- ^ meur s'assombrit; on répandit dans Tarmée qu'il avait ^ eu des songes funestes et vu de mauvais présages, ren — contré un cadavre , entendu de sombres avertissement^^ de la part de son ange gardien ou de son génie familier. ^ Quand il quitta Antioche pour la seconde fois, afin ^ Je se mettre en route pour l'Asie Mineure , il était tni jf découragé, et l'abattement s'était communiqué contagion à l'armée*. Un malaise sourd, présage grands désastres, parcourait tous les rangs. Chacun sentait instinctivement que les situations naturelles étaient renversées, et que personne n'était dans son rôle. Le représentant du vieux culte, du culte de Forgueil et des sens, était un jeune homme de mœurs austères et simples, modestement éclairé d'un rayon gloire. Vieilli avant l'âge par la vie des cours , le défecm^seur de l'Évangile s'avançait , comme une idole fardé» , au milieu d'une pompe ridicule, et portait sur ses vêl^sments la tache du sang des chrétiens.

Arrivé à Tarse, en Cilicie, dans les derniers joiL *

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