Jul., Or. 6, In cyuicox imiyerHos, p
JirLIEN AU(;USTE. 157
i nmitit^s puissantes» et antres choses de ce genreV » est cette rigoureuse confornfiilé à la nature que Dlotne a cherchée par tous les moyens, et qui lui a fait "aver l'opinion et le ridicule. « Mais, ajoute sévèreeni le moraliste, se retournant contre ses faux amis, >ur avoir le droit d*oser comme lui, il faut souffrir issi ce qu'il a souffert. Celui qui veut faire profession î cj^nisme-, doit d*abord se châtier sévèrement luilème, et ne point flatter ses penchants, s'examiner risureusement pour voir s'il prend plaisir à la bonne 1ère, s'il aime à être mollement couché, s'il se laisse lincre par le goût des honneurs et de la réputation, il veut être regardé de ceux qui l'entourent, et s'il impte leur vaine estime pour quelque chose. Qu'il a sans complaisance pour les volontés de la multitude, d'il ne touche pas même du doigt à la volupté, avant l'il ait pu la fouler aux pieds... Pour être cynique, il $ sufTit point de prendre le manteau, la besace et lé Uon, de laisser flotter sa chevelure au hasard, et de I promener dans la ville comme si on était dans un 3urg où il n'y a ni barbier pour vous raser, ni maître 3ur vous instruire. Le vrai signe distinctif du philo- >phe, ce n'est pas le bâton, c'est la raison ; ce n'est pas I besace, c'est la fermeté de l'âme. Le cynique pourra ser de franchise et d'audace lorsqu'il aura fait con- Aitre à tous ce qu'il vaut... Si quelqu'un veut imiter