‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 197 sur 321 · Ji.l., Or. 7, Ifi ll-rn^l.^^. 38i, 3S · texte numérisé non relu

Ji.l., Or. 7, Ifi ll-rn^l.^^. 38i, 3S

IGO JULIEN AUr.USTR.

Mais au moins on peut répondre et rétablir le vrai sens et le vrai rôle des fables. Aussi Julien se met en devoir de montrer à l'impertinent fabuliste comment il aurait dû s y prendre. Les fables » suivant lui, n*onl qu'un but, c'est de nous mener, avec l'aide des Dieux, par une route agréable et facile, jusqu'aux retraites cachées où réside le Dieu suprême, l'Un, le Bien absolu, et de préparer ainsi l'union de notre âme avec lui. Yoilà pourquoi les poètes primitifs les ont inventées , et les divins Platon et Jamblique les ont ou répétées ou amplifiées ^ Ilors de là les fables ne sont bonnes que pour les enfants. « D'où te vient donc l'audace, reprend-il en ^ interpellant de nouveau Héraclius, de me traiter comme ^ un enfant? Qui es-tu pour corriger quelqu'un?. Crois- — ^ tu avoir fait quelque chose de grand pour avoir pris le ^^^e bftton , laissé pousser tes cheveux, pour courir les villi^ rnrjs et les camps, insulter les bons, flatter les méchants?.. Que sert de courir ainsi partout et de fatiguer les mulea^^ses à vous porter?... Je vous connais : je vous ai donné £ à tous un nom , et je vais l'écrire. Les malheureux Galf ^^/. léens (les disciples du Christ) ont dans leurs rangs ubki__j/ï certain nombre de gens , qu'ils appellent les renonçant^^ts. Ce sont des hommes qui renoncent à un peu de bi" en qu'ils possèdent , mais qui , en revanche , en acquièrent/y/ beaucoup d'autres, mettent la main, en quelque sor^, sur tout ce qu'ils rencontrent, et qui se voient entouré

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