‹ L'église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 4)Chapitre 196 sur 321 · Jul., lor, cit., p · texte numérisé non relu

Jul., lor, cit., p

JULIBN AUGUSTE.

reinmes faciles; Hercule, des coureurs d'aventures valantes ; Bacchus, des bous vivants; Junon, des ménagères acariâtres et jalouses. Mais la sincérité à la fois ardente et étudiée de Julien ne l'entendait point ainsi. Il prenait tous ces Dieux de comédie au plus grand sérieux, et prétendait les réhabiliter de trop longs outrages. « Tout arrive avec le temps, s'écrie-t-il dans un accès d'indignation : cette parole de la comédie a failli s'échapper tout à l'heure de ma bouche, en entendant ce ciien aboyer, non pas quelques paroles généreuses, mais le vrais contes de nourrice, et encore très-sottement 'écilés. J'aurais voulu me lever sur-le-champ et rompre B réunion, en voyant Uercule et Bacchus mis en scène M>mme sur un théâtre ; mais je me suis contenu, moins lour l'orateur que pour les assistants, si j'ose dire, et lour moi-même, de crainte de paraître fuir comme une x>lombe ell'arouchée, par superstition plus que par réflexion. J'ai donc dù me dire à moi-même ce vers l'Uomëre : Supporte un peu, mon cœur : tu as souffert deft choses plus rudes. Supporte d'entendre un chien ea délire pendant une partie du jour. Ce n'est pas la première fois que tu entends blasphémer les Dieux. Non,'' nous ne vivons pas dans des temps si fortunés! Nos affaires publiques et privées ne sont pas dans un état si prospère 1 Nous n'avons pas le bonheur d'avoir conservé les oreilles ou du moins les yeux pui*s des crimes et des hontes de ce siècle de fer'. »

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