Soz. — s. Gréf;. Naz/— Thécxl.. loc. cit
supplice fut retarde de quelques instants » parce que le plus âgé des soldats insistait vivement pour être frappe le premier, voulant donner Texemple aux pins jeunes. Tout était réglé cependant, et le bourreau tirait son épée» quand une ordonnance de l'empereur arriva en toute hâte, commuant la peine capitale en un exil éloigné'.
La réflexion avait tempéré la colère de Julien , et il rentrait à temps dans la voie de la modération. Mais l'excitation avait été déjà telle qu'elle fit oublier la dou- !eur de sa conduite précédente, et qu'on lui sut â peine Té de son pardon. Les condamnés eux-mêmes se plai- ;naîent tout haut qu'on leur eut ravi la palme du maryre. Ce fut la première étin^lle d'un feu qui ne devait il us s'éteindre, et les dispositions des chefs chrétiens le l'armée devinrent dès lors si suspectes à Julien, qu'il ;irit le parti de se priver de leurs services et de les éloigner presque tous de sa cour. Les plus illustres, lovien, Valenlinien, furent ainsi relégués dans des provinces lointaines. Le crime de Valenlinien était, dit-on, d*avoir secoué sa tunique avec dégoût sous les yeux de l'empereur, un jour qu'étant de service au palais il avait reçu par mégarde une aspersion d'eau lustrale'.
Les nouvelles qui arrivaient des provinces furent bientôt de nature à exciter plutôt qu'à calmer cette exaltation naissante des esprits. Rien n'avait semblé à