s. Grég. Naz. — Théod. — Soz., /oc. cit
1 S. Amb., Ep. XVII. — Tillemout, Hist. err/., t. vu, p. 364.
174 iCILlBN AUGUSTE.
la pierre \ A Epiphanie, révèque Ëustathe en 8*éveillaDl entendit tout à coup retentir dans son église des ain profanes joués sur des instruments de baladin, el, informé que c'était une pompe païenne qui avait pris possession du sanctuaire pendant la nuit, il éprouva m si vive douleur qu'il expira sur-le-champ'. Mais nulle part les violences ne furent poussées si loin que dau la petite ville d'Héliopolis , au pied du mont Liban. Là| on se le rappelle,, s'élevait autrefois un temple à la déesse Vénus, véritable repaire d'impudicilé et de débauche. Constantin l'avait fait fermer dès les preœien jours de son règne^ avant même qu'il eût pris aucone mesure contre le culte païen, mais au nom seulement de la morale publique indignée. Les halûtanU de celle petite ville, dépravés jusqu'à la moelle des os par la longue pratique de cérémonies infâmes, étaient restés rebelles à toutes les prédications chrétiennes. U Christ, la pureté de sa loi, les vertus de ses ministreii y étaient en horreur. Dès qu'on apprit que Conslanlinople possédait un César païen, et que la revendication était admise pour les monuments du vieux culte, toat^ la population frémit d'un effroyable tressaillement vengeance et de fureur. On courut à l'église chrétienn^^ habituellement déserte et occupée seulement par diacre du nom de Cyrille et quelques vierges consacré^^
1. Théod., IV, Î2; m, 5. — Jul., Misop,, p. 90. — Chron, Âiex,,^^ 362, p. 547.