s. Grég. Naz., Ep. iv
ï. Ibifl,, Ep.
pour descendre à de moindres détails, ces travaux si bien partagés qui remplissaient nos journées, comment tour à tour nous Tendions le bois, nous taillions la pierre, nous plantions les arbres, nous arrosions les plaines? Je n*oublierai surtout pas ce platane plus précieux que le platane d*or de Xercès, et auprès duquel venait s'asseoir, non point un roi dans tout le luxe du rang suprême, mais un moine pleurant ses péchés. Je le plantai, Apollon l'arrosa (c'est toi que je veux dire, ô mon précieux ami). Dieu Ta fait croître pour notre honneur, comme un monument de nos travaux assidus, de même que Ton conservait dans Tarche cette verge qui avait fleuri sous la main d'Aaron*. »
Mais ces jours heureux, où la solitude était adoucie par Tamilié dont elle resserrait les nœuds, devaient être brusquement interrompus. Grégoire fut rappelé auprès de son père plus tôt qu'il n'avait compté; son absence avait été fatale au vieillard. C'était pendant les jours d'orage de l'Église, quand les émissaires de Constance parcouraient tous les diocèses pour extorquer des adhésions à la formule équivoque de Rimini. Privé des lumières et de l'appui de son fils , le faible évôque,.peu versé dans les subtilités théologiques et mal armé pour la lutte, entraîné d'ailleurs par l'exemple de Dianée, le métropolitain de la province, se laissa arracher sa signature. Le scandale fut très-grand dans la